| Anguillulose |
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Synonymes: Strongyloïdose, larva currens. |
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Espèces parasitaires |
Strongyloides
stercoralis |
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Classification |
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| Embranchement | Némathelminthes | ||||||||||||
| Classe | Nématodes, Phasmidiens | ||||||||||||
| Ordre | Rhabditidés | ||||||||||||
| Super-famille | Rhabdiatoidea | ||||||||||||
| Genre | Strongyloides | ||||||||||||
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En
1876, Normand découvrit le parasite au Vietnam chez des soldats
atteints de diarrhée. Par
la suite, on les groupa dans le genre Strongyloides.
L'anguillulose est une nématodose due au parasitisme duodénal par un ver appartenant au genre Strongyloides.
Elle est liée au péril fécal humain. L'anguillulose est la seule helminthiase opportuniste, elle peut se transformer en une infection généralisée au pronostic sévère, d'où l'intérêt de la rechercher systématiquement dans les bilans précédant une greffe.
Elle se rencontre dans les régions chaudes et humides du globe (Antilles, Afrique tropicale, Afrique du nord, Madagascar, Amérique centrale et du Sud, Europe du Sud, Proche-Orient, Sud-est asiatique).
On estime entre 30 et 60 millions le nombre de sujets parasités.
Les femelles parthénogénétiques constituent la forme parasite. Elles mesurent 2 à 3 mm de long et possèdent un seul renflement oesophagien. Elles vivent profondément enchâssées dans la muqueuse duodénale de l'homme, se nourrissent des tissus et ne sont pas hématophages. La larve L1 rhabditoïde mesure 250 microns et possède un double renflement oesophagien et une extrémité postérieure peu effilée. La larve L2 strongyloïde mesure 500 microns et possède un renflement oesophagien et une extrémité postérieure bifide. La larve L3 strongyloïde infestante mesure 600 microns.
Les
formes libres se développent dans le sol
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Contamination |
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La contamination se fait par pénétration transcutanée après un contact de la peau avec un sol (terre, boue, eau douce) infesté par les larves strongyloïdes L3. Les personnes à risque sont celles qui travaillent dans les mines et les tunnels et chez celles qui pratiquent le jardinage à mains nues.
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Cycle évolutif |
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Le cycle évolutif de l'anguillulose est complexe et comprend un cycle endogène d'autoréinfestation, un cycle asexué direct et un cycle sexué indirect.
Les larves strongyloïdes infestantes traversent la peau, arrivent au cœur par voie sanguine puis aux poumons, migrent dans les bronches et la trachée jusqu'au carrefour aéro-digestif. Elles basculent dans le tube digestif et parviennent au duodénum et deviennent des femelles parthénogénétiques qui pondent des œufs qui se transforment en larves rhabditoïdes.
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Clinique |
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La
phase d'invasion correspond à la pénétration des larves et se traduit
par un prurit.
Complications Le pronostic est souvent mortel.
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Diagnostic |
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Le diagnostic d'orientation est basé sur la notion de séjour en région d'endémie et sur l'hyperéosinophilie sanguine qui varie entre 10 000 et 30 000 / mm3.
La forme d'élimination est la larve rhabditoïde dont la recherche nécessite la technique de Baermann qui repose sur l'hygrotropisme et le thermotropisme positifs des larves d'anguillule.
Les œufs ne sont retrouvés qu'en cas de transit accéléré.
L'oeuf ellipsoïde aux pôles très arrondis mesure 50 x 30 microns et contient la larve L1 lors de l'émission. La paroi est très fine. Les larves strongyloïdes se rencontrent dans les coprocultures.
La recherche des anticorps sériques est d'interprétation difficile en raison des réactions croisées avec d'autres vers.
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Traitement |
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Prophylaxie |
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Éducation
sanitaire
Dépistage et traitement systématique des malades.
Remarque Il est conseillé de rechercher les anguillules avant tout traitement immunosuppresseur chez les personnes à risque.
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