Angiostrongylose
 

 

Synonyme: Méningite épidémique à éosinophiles

Espèces parasitaires

Angiostrongylus cantonensis
Angiostrongylus costaricensis

Classification

Embranchement  Némathelminthes
Classe  Nématodes
Super-famille Metastrongyloidea
Genre Angiostrongylus 

 

Définition

 

Parasitose due aux larves d'un nématode du genre Angiostrongylus, parasite du poumon du rat et qui détermine chez l'homme une impasse parasitaire.

 

L'espèce Angiostrongylus cantonensis s'observe dans les îles du Pacifique, de l'Océan Indien et dans les caraïbes.
L'espèce Angiostrongylus costaricensis s'observe en Amérique tropicale surtout au Costa Rica.

 

Contamination

 

La contamination se fait par la consommation de mollusques, de crustacés terrestres insuffisamment cuits, ou par la consommation de végétaux crus souillés par les sécrétions d'escargots ou de limaces.

 

Cycle évolutif

 

Le cycle fait intervenir deux hôtes intermédiaires : un mollusque et un crustacé, et hôte définitif : le rat.

 

 

Les vers adultes vivent dans les artères pulmonaires du rat.
Après fécondation, les œufs éclosent dans les capillaires pulmonaires, libèrent les larves qui remontent les voies aériennes pour être dégluties dans le tube digestif avant d'être rejetées à l'extérieur dans les fèces.
Les larves poursuivent leur développement chez un mollusque, dont le principal est Achatina fulica, puis chez un crustacé.
L'infestation du rat se fait par l'ingestion d'un crustacé. La maturation des larves se fait au niveau du cerveau puis le parasite migre vers les artères pulmonaires.

 

Chez l'homme, les larves gagnent le système nerveux central où elles meurent sans atteindre leur complète maturité.

 

Achatina fulica.

Hôte intermédiaire d'Angiostrongylus sp.

Photo: Pr Marc Gentilini

 

Clinique

 

L'incubation varie de 1 à 3 semaines.
L'infection provoque une méningite aiguë à éosinophiles caractérisée par des maux de tête, une fièvre, une raideur de la nuque et parfois une paralysie faciale.

 

Diagnostic

 

Le diagnostic repose sur les anomalies du liquide céphalorachidien qui montrent une éosinophilie assez marquée.
La découverte du parasite immature est exceptionnelle.
L'examen sérologique montre la présence d'anticorps.

 

Traitement

 

Le traitement est symptomatique et repose sur la prescription d'antalgiques et d'anti-inflammatoires.
Parfois, une ponction lombaire décompressive est nécessaire.

 

Prophylaxie

 

Éviter l'ingestion de mollusques et de crustacés terrestres insuffisamment cuits dans les régions à risque.

Bien laver les végétaux consommés crus.