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Les
amibes sont des cellules présentant des avancées cytoplasmiques dites
pseudopodes qui leur permettent de se déplacer quand ils sont
sous la forme végétative. Ces
mouvements amœboïdes sont liés à la présence de protéines
contractiles identiques à l'actine et à la myosine qui forment des
microfilaments.
Les
amibes existent sous deux formes:
Une
forme végétative ou trophozoïte et une forme kystique.
La
forme végétative est trop fragile pour survivre et jouer un rôle
épidémiologique.
Les
amibes peuvent
être parasites, saprophytes, ou libres.
Les
espèces qui peuvent parasiter l'homme sont:
Entamœba
histolytica est la seule amibe digestive possédant un réel pouvoir pathogène chez
l'homme. Les
autres amibes sont saprophytes
ou peu pathogènes. A
coté des amibes parasites ou saprophytes, l'homme peut être contaminé par des amibes
libres comme
Naegleria fowleri et Acanthamœba castellani qui se
multiplient dans la terre humide et les eaux douces. L'homme
s'infeste à l'occasion d'un bain en eau contaminée ou de l'inhalation
accidentelle d'eau souillée. Ces
amibes pénètrent par la muqueuse nasale et les méninges pour
gagner le cerveau.
Après
une incubation de 2 à 15 jours, le début est marqué par une
rhinopharyngite, des céphalées.
La
méningo-encéphalite amibienne fébrile s'installe rapidement.
Au
niveau de l'œil, Acanthamœba castellani peut être responsable de kératite
amibienne notamment chez les porteurs de verres de contact.
Coma et convulsions sont fréquents.
L'évolution est presque toujours mortelle en quelques jours.
L'amphotéricine
B par voie veineuse est le seul médicament actif.
La
prévention repose sur la chloration des eaux de boisson, des bassins et
des piscines.
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Classification |
| Embranchement |
Protozoa |
| Sous-embranchement |
Sarcomastigophora |
| Classe |
Rhizopodea |
| Ordre |
Amœbida |
| Famille |
Entamœbidae |
| Genres |
Entamœba,
Iodamœba, Endolimax |
Entamœba
histolytica |
Nom
de la maladie |
Amibiase
Synonyme:
dysenterie amibienne |
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En
1875, Lösch découvre pour la première fois, en Russie, une amibe
hématophage dans les selles d'un malade.
En
1903, Schaudinn différencie
Entamœba coli d'Entamœba dysenteriae et crée la
dénomination d'Entamœba
histolytica.
En
1925, Emile Brumpt décrit
Entamœba dispar et formule l'hypothèse qu'il existe deux
souches de l'amibe dysentérique qui diffèrent par leur aptitude à envahir
les tissus.
L'amibiase
est une protozoose cosmopolite due à Entamœba histolytica
longtemps dénommée Entamœba dysenteriae.
C'est
une maladie liée au péril fécal.
Sa prévalence mondiale est d'environ 10 % soit 600 millions de porteurs
dont 90% sont des porteurs sains.
Elle est plus élevée en régions chaudes et humides à
faible niveau d'hygiène.
Cette
amibe existe sous trois formes:
Deux
formes végétatives ou trophozoïtes:
Entamœba histolytica histolytica et Entamœba histolytica
minuta
Et une forme kystique.
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Entamœba histolytica histolytica |
C'est
la forme pathogène hématophage
Mesure 15 à 40 microns.
Examiné à l'état frais, elle se déplace rapidement dans une
direction donnée en émettant un petit pseudopode hyalin dans lequel elle
se vide ensuite entièrement. Lorsque toute l'amibe est passée dans le
pseudopode, un nouveau pseudopode est émis dans la même direction.
Les vacuoles cytoplasmiques contiennent des hématies à divers degrés de digestion.
L'ectoplasme hyalin et l'endoplasme finement granuleux sont nettement
différenciés.
Le noyau, bien visible après coloration, possède un caryosome central
et une chromatine périphérique fine et régulièrement disposée.
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Entamœba histolytica
minuta |
C'est
la forme non hématophage retrouvée chez les malades en dehors des
crises de dysenterie et chez les porteurs sains.
Elle mesure 10 à 15 microns.
Sa mobilité est plus faible que celle de la forme histolytica.
Le cytoplasme ne contient pas d'hématies.
L'ectoplasme est plus difficile à distinguer de l'endoplasme.
Le noyau n'est pas visible.
C'est
la forme de contamination, de dissémination et de résistance de
l'amibe dans le milieu extérieur.
Il est sphérique arrondi, immobile avec une vacuole et des inclusions
sidérophiles (chromidium).
Sa paroi est épaisse et réfringente.
Les kystes jeunes ou immatures ne contiennent qu'un ou deux noyaux.
Les kystes mûrs mesurent 10 à 15 µm et possèdent quatre noyaux.
Les
kystes survivent au minimum 15 jours dans l'eau à 18°C et 10 jours dans
les selles. Ils résistent aux désinfectants usuels mais sont détruits
par le crésyl et par les températures de 50°C.
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Kyste
à deux noyaux d'Entamœba histolytica. |
Forme
végétative d'Entamœba histolytica contenant 4
hématies. Le noyau n'est pas visible. |
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Photos:
Faculté de Médecine Necker, Paris, J.F. Pays. |
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Cycle
évolutif |
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Les
amibes sont des parasites monoxènes c'est à dire que leur évolution
se déroule sur le même hôte ou partiellement dans le milieu externe.
Dans
l'amibiase, il existe deux cycles:
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Un
cycle normal non pathogène responsable
de
l'amibiase infestation |
Ce
cycle correspond à la présence asymptomatique de l'amibe dans la
lumière colique ou à la surface de la muqueuse sous sa forme
saprophyte végétative minuta.
Une
fois ingérées, les kystes arrivent dans l'estomac, leur coque va être
lysée par les sucs digestifs, libérant une amibe métakystique à
quatre noyaux. Chaque noyau se divise, pour donner huit petites amibes
ou amœbules, qui deviendront des amibes de type minuta, vivant
dans la lumière colique. Elles se multiplient par scissiparité et de
temps à autre elles s'enkystent.
Certains kystes seront éliminés dans les selles assurant ainsi la
dissémination de l'amibe dans le milieu extérieur d'autres donnera des
amibes de type minuta.
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Un
cycle anormal pathogène responsable
de
l'amibiase maladie |
Chez
les malades se déroule le cycle pathogène, caractérisé par la
transformation des formes minuta en formes histolytica hématophages
douées d'un pouvoir nécrosant, lui permettant d'envahir la muqueuse
colique et provoquant des ulcérations en "coup d'ongle".
Certaines amibes vont être éliminées avec les glaires sanguinolentes,
d'autres vont pénétrer dans la sous muqueuse entraînant la formation
d'abcès "en bouton de chemise" qui, rapidement surinfectés,
vont favoriser l'accélération du péristaltisme intestinal et
l'hypersécrétion des glandes à mucus voisines et irriter les plexus
nerveux intrinsèques de Meissner provoquant ainsi le syndrome
dysentérique de l'amibiase intestinale aiguë.
A partir de ces abcès, les amibes peuvent pénétrer dans les veinules
mésentériques pour diffuser à d'autres viscères conduisant à des
métastases extra-coliques (foie, poumon, cerveau etc..).
La transformation des formes minuta en formes histolytica
se produit sous l'influence de multiples facteurs soit extrinsèques
(modification de la flore bactérienne du côlon, irritation de la
muqueuse intestinale, ingestion d'eaux magnésiennes, traitement
antibiotique à large spectre, etc.), soit intrinsèques liés à la
souche d'amibes.
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Contamination |
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Elle
est liée au péril fécal.
La
contamination est indirecte par ingestion d'eau et d'aliments
souillés par des kystes mûrs à quatre noyaux, par les insectes tels
que les mouches et les blattes qui peuvent transporter passivement ces
kystes des selles sur les aliments.
Elle est directe et inter humaine par les mains sales dans les collectivités
où l'hygiène est rudimentaire, ou bien lors des relations sexuelles
oro-anales.
Les
facteurs épidémiologiques favorisant la transmission sont
l'utilisation agricole de l'engrais humain, l'absence d'hygiène
individuelle (mains sales), l'abondance des mouches vecteurs passifs et
le climat chaud et humide qui prolonge la survie des kystes dans le
milieu extérieur.
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Clinique |
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Incubation : 2 à 4 semaines
Dans la forme aiguë, le début de la maladie est brutal avec des
troubles variés tels que : anorexie, asthénie, accompagnés de
diarrhées banales avec des selles glaireuses.
La période d'état constitue le syndrome dysentérique qui est marquée
par 3 symptômes dans un contexte d'apyrexie:
- Des douleurs abdominales violentes.
- Le ténesme est une contracture douloureuse du sphincter anal ; il
s'accompagne souvent de faux besoins d'aller à la selle.
- Des diarrhées, 10 à 15 selles par jour, afécales, contenant des glaires,
du pus et du sang appelés crachats rectaux ou crachats
dysentériques.
Complications
Il s'agit d'hémorragies intestinales, des perforations intestinales dues à
l'action nécrosante de l'amibe, une occlusion due à l'inflammation,
une nécrose massive de la paroi colique et une péritonite.
Les amœbomes qui
sont des pseudotumeurs parasitaires du côlon très rares. Ils sont
accompagnés de fièvre et de diarrhée sanglante. Ils apparaissant
souvent très longtemps après une amibiase aiguë et simulent un cancer
colique.
Parfois
des migration
à distance du parasite par voie lymphatique et sanguine touchent le foie, puis les poumons et plus rarement d'autres
localisations : cérébrale, péricardique, rénale, cutanée, osseuse
ou génitale.
C'est
la plus fréquente des localisations extra-intestinales. Elle est
toujours consécutive à une attaque colique et résulte de l'essaimage
au foie par les capillaires mésentériques et le système porte
d'amibes hématophages qui forment un ou plusieurs abcès volumineux.
Clinique
Les stades successifs sont la congestion hépatique, l'hépatite
suppurée et l'abcès
La forme typique se traduit par la triade de Fontan associant une
hépatomégalie douloureuse à la palpation, des douleurs violentes de
l'hypocondre droit irradiant vers l'épaule droite et une fièvre de
39° à 40°C élevée et continue avec altération de l'état
général. Parfois on note un ictère rétentionnel ou cytolytique.
Complications
L'abcès amibien du foie peut s'étendre aux organes et peut se rompre
dans le péritoine, engendrant une péritonite, ou encore dans le tube
digestif ou un autre organe.
Nécrose du parenchyme hépatique mortelle en quelques jours (abcès
fulminant de Rogers).
Formes sub-aiguës et chroniques simulant un cancer primitif du foie ou
une cirrhose.
Compression de la veine porte déterminant un syndrome d'hypertention
portale, des veines sus-hépatiques ou même d'autres organes.
Complications respiratoires (épanchements pleuraux, pneumopathie
amibienne droite, abcès pulmonaires).
Diagnostic
L'échographie, la tomodensitométrie et le sérodiagnostic ont une
valeur diagnostique considérable. L'examen parasitologique des selles a
peu d'intérêt : négatif il n'élimine pas le diagnostic, positif, il
ne l'affirme pas davantage.
Traitement
Le traitement médical efficace dans la plupart des cas fait appel à un
nitro-imidazolé (métronidazole, tinidazole, secnidazole) suivi d'une
cure d'amœbicide de contact.
En cas d'échec des amœbicides, une ponction échoguidée ou un
drainage chirurgical sont prescrits.
Elle
est presque toujours secondaire à une atteinte hépatique. Les amibes
parviennent au poumon par contiguïté à travers le diaphragme.
L'atteinte siège toujours à droite.
Clinique
Formes non suppurées
Pneumopathie aiguë ou subaiguë de la base droite.
Formes suppurées
L'abcès amibien du poumon siège presque toujours à la base droite, il
s'évacue parfois par une vomique chocolat évocatrice ou ne donne lieu
qu'à une expectoration purulente ou hémorragique ; il se surinfecte
rapidement. Fièvre et toux sont fréquentes.
Elles
sont inhabituelles.
L'amibiase cutanée est souvent péri-anale (région périnéale),
parfois au niveau d'une plaie opératoire. Elle se présente comme une
ulcération inflammatoire très douloureuse, recouverte d'un enduit
blanchâtre aux bords éversés.
L'abcès
amibien du cerveau complique en général une amibiase hépatique ou
pulmonaire patente.
Les
amibiases spléniques, péricardiques, urogénitales,
ostéo-articulaires sont des curiosités.
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Traitement |
|
Deux
types de médicaments contre l'amibiase:
Les
amœbicides tissulaires Ces
médicaments de la série des 5 nitro-imidazolés passent dans la circulation et diffusent dans les tissus
pour traiter les formes invasives de l'amibiase. Ils sont peu actifs sur
les formes de la lumière colique.
Les
amœbicides de contact Ces
médicaments ne diffusent pas dans les tissus et agissent uniquement sur
les formes de la lumière colique.
| Médicament |
Principe
actif |
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INTETRIX® |
Tiliquinol,
tilbroquinol |
Le traitement médical efficace dans la plupart des cas fait appel à un
amœbicide tissulaire suivi d'une
cure d'amœbicide de contact.
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Prophylaxie
collective et individuelle |
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Éducation
sanitaire
Informer sur les dangers du péril fécal et enseigner les règles
essentielles de l'hygiène en soulignant le danger des mains sales.
Assainissement
du milieu
Aménagement de latrines.
L'interdiction ou la réglementation de l'usage de l'engrais humain en
agriculture.
Le traitement des eaux usées afin de protéger des cultures contre la
dissémination des kystes par les fèces humaines.
Neutralisation des excréments humains par l'eau de Javel ou la chaux.
Collecte et destruction des ordures.
Lutte contre les insectes pouvant véhiculer passivement le parasite.
Construction de puits protégés.
Hygiène
alimentaire
Se laver les mains, avant les repas et toute manipulation d'aliments, et
après passage aux toilettes.
Laver soigneusement les légumes et les fruits consommés crus avec une
eau propre.
Éviter les aliments exposés à l'air libre.
Si l'eau est de qualité douteuse, ébullition pendant au moins une
minute ou filtration et désinfection par l'eau de Javel : (1 à 2 gouttes/litre, attendre 1/2 heure avant la consommation) ou par
Hydroclonazone® Micropur® Aquatabs® Drinkwell chlore® Pentapure®.
Dépistage
et traitement systématique des porteurs sains surtout dans les
collectivités et parmi les personnes manipulant les aliments.
|
Entamœba
coli |
|
C'est
une amibe non hématophage qui se déplace très lentement et qui vit
dans la lumière du colon.
Elle est considérée comme apathogène ou peu pathogène (irritations
du colon).
La
forme végétative s'observe dans les selles diarrhéiques.
Elle
mesure 20 à 40 microns de diamètre.
Il
existe aussi des formes naines de moins de 15 microns.
Il n'y a pas de différenciations nettes entre l'ectoplasme et
l'endoplasme.
L'endoplasme contient des vacuoles de grande taille et un noyau
caractéristique de l'espèce, avec un caryosome excentré et une
chromatine périphérique irrégulière.
A l'état frais, les pseudopodes changent sans cesse de direction, ce
qui aboutit à un mouvement désordonné.
Le kyste souvent sphérique mesure 15 à 20 microns de diamètre avec
une membrane épaisse très réfringente. Il renferme à maturité huit
noyaux caractéristiques de l'espèce et parfois des corps
sidérophiles.
Les kystes immatures renferment un, deux ou quatre noyaux.
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Entamœba
dispar |
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Espèce
morphologiquement indiscernable d'Entamœba
histolytica.
Elle
est considérée comme avirulente.
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Entamœba
hartmani |
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Amibe
non pathogène dont le trophozoïte mesure 3 à 10 microns. Le
cytoplasme contient de nombreuses petites vacuoles contenant des
inclusions. Le noyau renferme un caryosome punctiforme et souvent
central.
Ses mouvements sont assez vifs et plus ou moins rectilignes et les
pseudopodes sont longs et fins.
Le kyste est généralement arrondi, mesure 3 à 10 microns, le
cytoplasme contient plusieurs vacuoles et 4 noyaux avec parfois des
inclusions sidérophiles.
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Entamœba
polecki |
|
Cette
amibe parasite habituel l'intestin du porc et du singe, elle est rare
chez l'Homme. Son pouvoir pathogène est faible ou nul.
Le trophozoïte mesure 10 à 25 microns avec une limite nette entre
l'endoplasme et l'ectoplasme. les pseudopodes changent sans cesse de
direction.
La coloration au MIF montre de grosses vacuoles dans le cytoplasme.
Le noyau renferme une chromatine périphérique fine et un caryosome
très petit.
Le kyste arrondi ou ovale, mesure 15 microns en moyenne avec plusieurs
petites vacuoles ainsi que des corps sidérophiles et un seul noyau avec
une chromatine périphérique régulière, mais épaisse et un caryosome
plus gros que dans la forme végétative.
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Pseudolimax
butschlii ou Iodamœba butschlii |
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Amibe
non pathogène courante chez le porc, elle est assez rare chez l'Homme.
Le trophozoïte mesure 8 à 15 microns.
A l'état frais, les vacuoles et les inclusions sont abondantes, le
noyau ne contient pas de chromatine périphérique et le caryosome
apparaît comme un gros grain, jaunâtre et généralement excentrique.
Le kyste, parfois rond mais souvent très déformé, mesure 10 à 15
microns.
Le cytoplasme est granuleux avec une grosse vacuole iodophile.
Un seul noyau, exceptionnellement deux avec un caryosome.
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Endolimax
nana (ou nanus) |
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Amibe
considérée comme non pathogène.
Le trophozoïte mesure 5 à 10 microns avec des mouvements assez vifs
mais non directionnels. Plusieurs pseudopodes sont émis à la fois.
Colorée au MIF, le cytoplasme est finement granuleux avec de petites
vacuoles et un noyau caractéristique avec un gros caryosome.
Le kyste est rond ou ovale, mesure 6 à 12 microns, avec une membrane
fine.
Le cytoplasme est hyalin avec 4 noyaux, souvent très petits et groupés
par paire à chaque extrémité dans les kystes ovales.
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Entamœba
gingivalis |
|
Parasite
cosmopolite responsable de l'amibiase orale et pouvant infecter plus de
50% de la population.
Cette amibe, décrite pour la première fois en 1849 par Gros, se
multiplie dans la bouche, particulièrement au niveau des gencives.
Elle est souvent associée aux gingivites et aux périodontites
(destruction du le tissu gingival et l'os).
Elle phagocyte les cellules du système immunitaire.
La
transmission se fait directement par voie orale.
Le
diagnostic se fait par raclage au niveau des espaces inter dentaires.
 |
Entamœba
gingivalis Elle
mesure 10-35 microns de longueur |
Le
traitement fait appel au métronidazole.
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Dientamœba
fragilis |
|
Amibe
peu pathogène responsable d'une irritation de la muqueuse et une
diarrhée.
Le trophozoïte est arrondi a une taille variable entre 3 à 20 microns.
Le noyau est invisible à l'état frais.
Son mouvement est caractéristique avec émission d'un large pseudopode,
se déplaçant tout autour de l'amibe si bien que celle-ci reste
quasiment immobile.
Colorée au MIF, le cytoplasme est finement granuleux avec 2 noyaux
reliés par un filament fin et un très grand nombre de petites vacuoles.
Il n'existe pas de forme kystique.
Cette
amibe est actuellement classée parmi les flagellés malgré la présence
de pseudopodes.
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Classification |
| Embranchement |
Protozoa |
| Sous-embranchement |
Sarcomastigophora |
| Classe |
Zoomastigophorea |
| Ordre |
Trichomonadida |
| Famille |
Monocercomonadidae |
| Sous famille |
Dientamœbinae |
| Genre |
Dientamœba |
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Diagnostic
des amibes |
|
Il
repose sur l'examen parasitologique des selles (EPS).
L'examen direct est le seul procédé qui permet d'observer vivantes les
formes végétatives.
Prélever une petite parcelle de matières fécales au niveau des
mucosités ou des glaires sanglantes pour avoir le plus de chance de
retrouver les amibes pathogènes hématophages.
Étaler sur une lame en diluant au besoin dans un peu de sérum
physiologique.
Recouvrir d'une lamelle.
Observer au microscope au grossissement 100 et 400.
Coloration
au lugol
Ajouter
une goutte de lugol (Iode : 1g, Iodure de potassium : 2g, eau distillée
: 100ml) au montage précédent et observer au microscope au
grossissement 100 puis 400.
C'est une coloration extemporanée qui permet le diagnostic
différentiel avec les espèces non pathogènes.
Technique
de Ritchie
C'est
une technique d'enrichissement qui permet de concentrer les éléments
parasitaires trop rares pour être décelés à l'examen direct.
Diluer une noisette de selles dans l'eau formolée à 10%.Tamiser à
l'aide d'une passoire avec des pores fines.
Ajouter un volume égal d'éther.
Émulsionner
par agitation vigoureuse.
Centrifugation à 1500 t/min pendant 2 min dans
tube à fond conique.
Rejeter le
surnageant. Examiner le culot entre lame
et lamelle aux grossissements 100 et 400.
Important
Les selles doivent être émises au laboratoire ou apportées très
rapidement dans un flacon, puis soumises à un examen direct à l'état
frais afin d'observer les amibes mobiles.
Si le premier examen est négatif, il faut effectuer trois examens
successifs à deux jours d'intervalle car l'émission de kystes est
discontinue (phases coprologiquement muettes).
Pour la fixation des échantillons, il est conseillé d'utiliser la
solution SAF (acétate de sodium, acide acétique, formaldéhyde) dont
les composants sont moins toxiques que la solution MIF (Merthiolate,
Iode, Formol).
Colorés au MIF, les kystes apparaissent en blanc sur le fond rose de la
préparation.
Culture
des amibes ou coproculture
Le milieu de culture des amibes est constitué par un support solide
(sérum de cheval coagulé), une phase liquide (sérum de cheval) et un
aliment figuré (amidon de riz).
Inoculer le fond du tube avec une petite parcelle de matières fécales.
Les protozoaires intestinaux se développent au fond du tube, au contact
de l'amidon.
Remarque
La
rectosigmoïdoscopie n'a d'intérêt qu'en cas d'échec de l'examen
coprologique. Elle met en évidence des ulcérations en coups d'ongle
recouvertes de glaires contenant des amibes Entamœba
histolytica
sur le prélèvement à l'écouvillon.
Diagnostic
de l'amibiase extra colique
L'examen
parasitologique des selles a peu d'intérêt.
L'échographie, la tomodensitométrie et le sérodiagnostic ont une
valeur diagnostique considérable.
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