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Ivermectine
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FORMES
et PRÉSENTATIONS
Comprimé:
Boîte de 4, sous film thermosoudé.
Modèle hospitalier: Boîte de 20 comprimés. |
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COMPOSITION
p cp
Ivermectine (DCI): 3 mg
Excipients: cellulose microcristalline, amidon de maïs prégélatinisé,
butylhydroxyanisole, acide citrique anhydre, stéarate de magnésium.
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INDICATIONS
Traitement de la strongyloïdose (anguillulose) gastro-intestinale.
Traitement de la microfilarémie diagnostiquée ou suspectée chez les
sujets atteints de filariose lymphatique due à Wuchereria bancrofti.
Traitement de la gale sarcoptique humaine.
Le traitement est justifié lorsque le diagnostic de la gale est établi
par la clinique et/ou par l'examen parasitologique. La pratique du
traitement dit «d'épreuve» devant un prurit n'est pas justifiée. |
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POSOLOGIE
et MODE D'ADMINISTRATION
Posologie:
Traitement
de l'anguillulose gastro-intestinale:
La posologie recommandée est de 200 µg d'ivermectine par kg de poids
corporel en prise unique par voie orale.
A titre indicatif, la dose en fonction du poids est:
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Poids
corporel (kg) |
Dose
(nombre de cp) |
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15
à 24 |
1 |
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25
à 35 |
2 |
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36
à 50 |
3 |
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51
à 65 |
4 |
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66
à 79 |
5 |
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>
80 |
6 |
Traitement
de la microfilarémie à Wuchereria bancrofti:
La posologie recommandée pour les campagnes de traitement de masse dans
le traitement de la microfilarémie à Wuchereria bancrofti est
d'environ 150 à 200 µg d'ivermectine par kg de poids corporel en prise
unique par voie orale tous les 6 mois.
Dans les zones d'endémie où le traitement ne peut être administré
qu'une fois tous les 12 mois, la posologie recommandée est de 300 à
400 µg/kg de poids corporel pour maintenir une suppression suffisante
de la microfilarémie chez les sujets traités.
A titre indicatif, la dose en fonction du poids est:
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Poids
corporel (kg) |
Dose
administrée
tous les 6 mois
(nombre de cp) |
Dose
administrée
tous les 12 mois
(nombre de cp) |
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15
à 25 |
1 |
2 |
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26
à 44 |
2 |
4 |
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45
à 64 |
3 |
6 |
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65
à 84 |
4 |
8 |
Alternativement
et en l'absence de pèse-personne, la posologie pour une administration
dans les campagnes de traitement de masse peut être déterminée par la
taille des patients, comme suit:
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Taille
(en cm) |
Dose
administrée
tous les 6 mois
(nombre de cp) |
Dose
administrée
tous les 12 mois
(nombre de cp) |
|
90
à 119 |
1 |
2 |
|
120
à 140 |
2 |
4 |
|
141
à 158 |
3 |
6 |
|
>
158 |
4 |
8 |
Traitement
de la gale sarcoptique humaine:
La
posologie recommandée est de 200 µg d'ivermectine par kg de poids
corporel en prise unique par voie orale.
Gale
commune:
La guérison ne sera estimée comme définitive que 4 semaines après le
traitement. La persistance d'un prurit ou de lésions de grattage ne
justifie pas un deuxième traitement avant cette date. L'administration
d'une deuxième dose 2 semaines après la dose initiale ne doit être
envisagée que:
s'il apparaît de nouvelles lésions spécifiques;
si l'examen parasitologique est positif à cette date.
Gale profuse et gale croûteuse:
Dans ces formes avec de très nombreux parasites, une deuxième dose
d'ivermectine et/ou l'association à un traitement topique peuvent être
nécessaires pour obtenir la guérison.
Mode d'administration:
Voie
orale.
Chez l'enfant de moins de 6 ans, les comprimés seront écrasés avant
d'être avalés.
Le traitement consiste en une dose orale unique administrée à jeun
avec de l'eau.
La dose peut être prise à tout moment de la journée, mais il
conviendra de veiller à ce qu'il ne soit pas pris de nourriture pendant
les 2 heures qui précèdent ou qui suivent son administration,
l'influence de l'alimentation sur l'absorption n'étant pas connue. |
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CONTRE-INDICATIONS
Hypersensibilité à l'un des composants.
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MISES
EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI
Mises en garde:
L'efficacité
et les modalités d'emploi de l'ivermectine dans le traitement de
l'anguillulose chez les sujets immunodéficients n'ont pas été
établies par des études cliniques adaptées.
Des cas rapportés évoquent la persistance d'un risque d'infestation
massive après une dose unique d'ivermectine, en particulier chez ce
type de patients.
L'ivermectine ne constitue pas une chimioprophylaxie préventive de
l'infestation par les filaires ou les anguillules; aucune donnée ne
démontre l'efficacité de l'ivermectine soit pour tuer, soit pour
prévenir la maturation des larves infestantes chez l'homme.
Il n'a pas été mis en évidence d'activité macrofilaricide de
l'ivermectine sur les formes adultes d'aucune espèce de filaires.
Il n'a pas été mis en évidence d'effet bénéfique de
l'administration de l'ivermectine sur le syndrome d'éosinophilie
pulmonaire tropicale, ni sur les lymphangites ou les lymphadénites
observées lors de l'infestation par des filaires.
L'intensité et la sévérité des effets indésirables après
administration d'ivermectine semblent corrélées à l'importance de la
charge sanguine en microfilaires avant traitement. En cas d'infestation
par Loa loa, le taux de microfilaires présentes dans le sang est
le plus souvent élevé, ce qui prédispose les sujets traités à une
augmentation du risque de survenue d'effets indésirables sérieux. Des
troubles neurologiques centraux (encéphalopathies) ont rarement été
décrits chez des sujets traités par ivermectine et porteurs d'une
forte microfilarémie à Loa loa. Par conséquent, dans les zones
d'endémie à Loa loa, des précautions particulières devront
être adoptées avant un traitement par ivermectine.
Dans les campagnes de traitement de masse de la filariose à Wuchereria
bancrofti menées en Afrique, il est recommandé de ne pas associer
le citrate de diéthylcarbamazine (DEC) à l'ivermectine. L'existence
fréquente d'une coendémie à d'autres microfilaires telles que Loa loa
peut être à l'origine de l'existence de fortes microfilarémies chez
les sujets infestés. L'exposition systématique à la
diéthylcarbamazine (DEC) de tels patients entraînerait la survenue
d'événements indésirables graves liés à l'effet microfilaricide
rapide et massif de ce médicament.
Il a été décrit, chez les patients atteints d'onchocercose, à la
suite de l'administration de médicaments ayant une action
microfilaricide rapide, tels que le citrate de diéthylcarbamazine (DEC),
la survenue de réactions cutanées et/ou systémiques de sévérité
variable (réaction de Mazzotti) ainsi que des réactions oculaires. Il
est probable que ces manifestations soient liées à un processus
inflammatoire déclenché à la suite de la mort des microfilaires et de
la libération de produits de dégradation. Ces réactions peuvent
également être observées chez les patients infestés par Onchocerca
volvulus lors des premières cures d'ivermectine.
Les patients présentant une dermatite onchocerquienne hyperréactive ou
« Sowda » (observée en particulier au Yémen) semblent développer
plus fréquemment des réactions cutanées sévères (œdème,
aggravation de la dermatite...) après un traitement microfilaricide.
Précautions d'emploi:
La
sécurité d'emploi n'a pas été établie chez les enfants pesant moins
de 15 kg. |
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GROSSESSE
et ALLAITEMENT
Grossesse:
L'administration
d'ivermectine, en prises répétées, à des doses proches des doses
maternotoxiques ou égales à celles-ci, entraîne des malformations fœtales
chez plusieurs espèces d'animaux de laboratoire. Il est difficile
d'apprécier, à partir de ces études, le risque d'une prise unique
d'une faible dose.
En clinique, aucun effet malformatif ou fœtotoxique n'est apparu à ce
jour. La fréquence d'anomalies congénitales, d'avortements spontanés,
de mort-nés et de mortalité infantile pour environ 400 femmes
traitées fortuitement par l'ivermectine au cours des campagnes de
traitement de masse de l'onchocercose pendant le premier trimestre de la
grossesse était similaire à celle des femmes n'ayant pas pris
d'ivermectine pendant la grossesse. Toutefois, le suivi de grossesses
exposées à l'ivermectine est insuffisant pour exclure tout risque.
En conséquence, par mesure de précaution, il est préférable de ne
pas utiliser l'ivermectine pendant la grossesse.
Allaitement:
Moins
de 2% de la dose d'ivermectine administrée apparaît dans le lait
maternel.
La sécurité d'emploi n'a pas été établie chez les enfants
nouveau-nés. L'ivermectine ne sera donnée aux mères allaitantes que
si le bénéfice attendu est supérieur au risque potentiel encouru par
le nourrisson. Le traitement des mères qui ont l'intention de nourrir
leur enfant ne sera donné que 1 semaine après la naissance de
l'enfant. |
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EFFETS
INDÉSIRABLES
Les effets secondaires sont liés à la densité parasitaire et sont,
dans la plupart des cas, légers et transitoires, mais leur gravité
peut être majorée chez les sujets polyparasités, en particulier en
cas d'infestation à Loa loa.
Très rarement, des cas d'encéphalite grave ayant pu entraîner la mort
ont été décrits après administration d'ivermectine, en particulier
chez les sujets également fortement infestés par Loa loa.
Chez les sujets recevant de l'ivermectine en traitement d'une
strongyloïdose, les effets indésirables suivants ont été rapportés:
asthénie, douleur abdominale, anorexie, constipation, diarrhée,
nausées, vomissements, étourdissements, somnolence, vertiges,
tremblements, hyperéosinophilie transitoire, leucopénie/anémie et
augmentation des ALAT/phosphatases alcalines.
Lors des traitements de la filariose à Wuchereria bancrofti,
l'intensité des effets indésirables ne semble pas dépendre de la dose
d'ivermectine administrée mais est corrélée à la charge en
microfilaires sanguines. Ont été décrits: fièvre, céphalées,
asthénie, sensation de faiblesse, myalgies, arthralgies, douleurs
diffuses, troubles digestifs tels que anorexie, nausée, douleurs
abdominales et épigastriques, toux, sensation de gêne respiratoire,
maux de gorge, hypotension orthostatique, frissons, vertiges, sueurs
diffuses, douleur ou sensation de gêne au niveau des testicules.
A la suite de l'administration d'ivermectine chez des sujets infestés
par Onchocerca volvulus, les réactions d'hypersensibilité
observées résultant de la mort des microfilaires font partie des
réactions de type Mazzotti: prurit, éruption urticarienne,
conjonctivite, arthralgies, myalgies (y compris myalgies abdominales),
fièvre, œdème, lymphadénite, adénopathies, nausées, vomissements,
diarrhée, hypotension orthostatique, vertige, tachycardie, asthénie,
céphalées. Ces symptômes ont rarement été sévères. Quelques cas
d'exacerbation d'asthme ont été décrits. Chez ces sujets, il a
également été décrit une sensation anormale dans les yeux, un œdème
de la paupière, une uvéite antérieure, une conjonctivite, une limbite,
une kératite et une choriorétinite ou une choroïdite. Ces
manifestations, qui peuvent être dues à l'affection elle-même, ont
également été décrites occasionnellement après traitement. Elles
ont rarement été sévères et ont généralement disparu sans
traitement corticoïde.
Hyperéosinophilie transitoire, anomalies de la fonction hépatique,
hématurie, ont été notées.
Des observations d'expulsion d'ascaris adultes ont été décrites à la
suite de la prise d'ivermectine.
Chez les sujets atteints de gale, une exacerbation transitoire du prurit
peut être observée en début de traitement.
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SURDOSAGE
Des cas de surdosage accidentel par ivermectine ont été rapportés,
mais aucun n'a entraîné de décès.
Lors d'intoxication accidentelle par des doses inconnues de produits
destinés à l'usage vétérinaire (par voie orale, injectable,
application cutanée), les symptômes décrits ont été: rash, œdème,
céphalées, vertiges, asthénie, nausées, vomissements, diarrhées et
douleurs abdominales. D'autres effets ont également été observés,
parmi lesquels convulsions, ataxie, dyspnée, paresthésie et urticaire.
Conduite à tenir en cas d'intoxication accidentelle:
Traitement symptomatique et surveillance en milieu médicalisé avec
remplissage vasculaire et traitement hypertenseur si besoin. Bien que
l'on ne dispose pas d'études spécifiques chez l'homme, il est
recommandé d'éviter l'association de médicaments GABA agonistes dans
le traitement des intoxications accidentelles dues à l'ivermectine.
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PHARMACODYNAMIE
Antihelminthique.
L'ivermectine est un dérivé des avermectines isolées à partir de la
fermentation de bouillons de Streptomyces avermitilis. Elle
présente une affinité importante pour les canaux chlorures
glutamate-dépendants présents dans les cellules nerveuses et
musculaires des invertébrés. Sa fixation sur ces canaux favorise une
augmentation de la perméabilité membranaire aux ions chlorures
entraînant une hyperpolarisation de la cellule nerveuse ou musculaire.
Il en résulte une paralysie neuromusculaire pouvant entraîner la mort
de certains parasites. L'ivermectine interagit également avec d'autres
canaux chlorures ligand-dépendants que celui faisant intervenir le
neuromédiateur GABA (acide gamma-amino-butyrique).
Les mammifères ne possèdent pas de canaux chlorures
glutamate-dépendants. Les ivermectines n'ont qu'une faible affinité
pour les autres canaux chlorures ligand-dépendants. Elles ne passent
pas facilement la barrière hématoméningée.
Des études cliniques réalisées en Afrique, en Asie, en Amérique du
Sud, aux Caraïbes et en Polynésie révèlent une réduction (à moins
de 1%) de la microfilarémie à Wuchereria bancrofti dans la
semaine qui suit l'administration d'une dose orale d'ivermectine d'au
moins 100 µg/kg. Ces études ont mis en évidence un effet
dose-dépendant sur le temps durant lequel se maintient la diminution de
la microfilarémie et le pourcentage d'infestation dans les populations
traitées. Une administration en traitement de masse apparaît utile
pour limiter la transmission de Wuchereria bancrofti par les
insectes vecteurs et interrompre la chaîne épidémiologique en
traitant l'homme microfilarémique (seul réservoir de parasites pour Wuchereria
bancrofti).
Le traitement avec une dose unique d'ivermectine de 200 µg/kg de poids
corporel s'est montré efficace et bien toléré chez les patients dont
l'immunité est normale et chez qui l'infestation par Strongyloïdes
stercoralis est limitée au tube digestif.
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PHARMACOCINÉTIQUE
Le pic moyen de concentration plasmatique du composé principal (H2B1 a)
observé environ 4 heures après administration par voie orale d'une
dose unique de 12 mg d'ivermectine en comprimé est de 46,6 (± 21,9) ng/ml.
La concentration plasmatique augmente avec l'accroissement des doses de
façon globalement proportionnelle. L'ivermectine est métabolisée dans
l'organisme humain. L'ivermectine et/ou ses métabolites sont excrétés
presque exclusivement dans les fèces durant environ 12 jours alors que
moins de 1% de la dose administrée est excrété dans les urines. Chez
l'homme, la demi-vie plasmatique de l'ivermectine est de 12 heures
environ et celle des métabolites est d'environ 3 jours. |
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AMM
352 388.5 (1999 rév 16.04.2002) 4 cp.
352 389.1 (1999 rév 16.04.2002) 20 cp.
Boîte de 20 cp: Collect.
Laboratoires
MERCK SHARP & DOHME-CHIBRET
3, av Hoche. 75114 Paris cdx 08
Tél: 01 47 54 87 00 |
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Source:
Vidal 2003 |
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