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Quinine chlorhydrate |
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FORMES
et PRÉSENTATIONS
Comprimé
à 250 mg et à 500 mg (blanc):
Tubes de 20. |
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COMPOSITION
p cp
Quinine chlorhydrate: 250 mg ou 500 mg
(soit en quinine: 224,75 mg/cp 250 mg; 449,50 mg/cp 500 mg)
Excipients
(communs): amidon de blé, gomme arabique, stéarate de magnésium.
Teneur
en alcaloïde: 81,7 %. |
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INDICATIONS
Traitement de l'accès palustre simple, en particulier en cas de
résistance aux amino-4-quinoléines.
Remarque: en cas de vomissements, d'accès graves ou pernicieux, la voie
parentérale est préconisée. |
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POSOLOGIE
et MODE D'ADMINISTRATION
La posologie quotidienne efficace est de 3 prises, espacées de 8
heures, de 8 mg/kg de quinine base pendant 5 à 7 jours (24 mg/kg par
jour en 3 prises), soit:
pour
un sujet d'environ 30 kg: 1 comprimé à 250 mg, 3 fois par jour;
pour un sujet d'environ 60 kg: 2 comprimés à 250 mg ou 1 comprimé à
500 mg, par prise, 3 fois par jour;
pour un sujet d'environ 75 kg: 3 comprimés à 250 mg, par prise, 3 fois
par jour.
Le dosage à 500 mg n'est pas adapté à l'enfant. |
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CONTRE-INDICATIONS
En dehors du contexte de l'urgence de l'accès grave ou pernicieux,
la quinine est contre-indiquée en cas de trouble de la conduction
intraventriculaire.
Antécédent de fièvre bilieuse hémoglobinurique.
Antécédent d'hypersensibilité à l'un des composants.
Astémizole (cf Interactions). |
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MISES
EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI
La quinine induit une augmentation de la sécrétion d'insuline par
le pancréas. L'infestation à plasmodium elle-même et l'administration
de quinine peuvent, en particulier chez l'enfant et la femme enceinte,
favoriser la survenue d'une hypoglycémie devant parfois être corrigée
par une perfusion de solution glucosée concentrée. Les signes
cliniques habituels de l'hypoglycémie peuvent parfois être masqués
par les troubles liés à la maladie elle-même et l'atteinte
neurologique ne peut être distinguée de celle du paludisme. Par
conséquent, une surveillance de la glycémie est recommandée pendant
le traitement.
La survenue d'une hémolyse importante sous traitement doit faire
évoquer une fièvre bilieuse hémoglobinurique devant conduire à
l'arrêt du traitement. |
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INTERACTIONS
Interactions médicamenteuses:
Associations
contre-indiquées:
Astémizole:
risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de
torsades de pointes (diminution du métabolisme hépatique de
l'antihistaminique par la quinine). |
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GROSSESSE
et ALLAITEMENT
Grossesse:
Quelques
cas d'anomalies oculaires et d'atteintes auditives ont été rapportés
lors de la prise de fortes doses de quinine pendant la grossesse.
Aux doses thérapeutiques, aucun incident n'a été signalé. La
quinine, dans les conditions normales d'utilisation, peut être
prescrite pendant la grossesse.
Allaitement:
Le
passage dans le lait étant très faible, l'allaitement est possible
pendant le traitement. |
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EFFETS
INDÉSIRABLES
Risque de survenue d'hypoglycémie.
Possibilité de survenue de signes de cinchonisme (acouphènes,
vertiges, céphalées, troubles de la vision, baisse aiguë de l'acuité
auditive, nausées) régressant à l'arrêt du traitement et
nécessitant rarement l'arrêt du traitement.
Convulsions à forte dose.
Manifestations allergiques cutanées: prurit, urticaire, éruption
cutanée généralisée.
Anémie hémolytique aiguë, parfois grave et compliquée d'insuffisance
rénale aiguë (fièvre bilieuse hémoglobinurique).
Thrombopénie, purpura thrombocytopénique.
Possibilité de modifications mineures aux doses thérapeutiques de
l'électrocardiogramme (augmentation du QTc) sans retentissement
clinique. |
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SURDOSAGE
Signes:
Les
signes de surdosage les plus fréquents sont:
acouphènes,
baisse de l'acuité auditive et vertiges. Une surdité permanente
s'observe parfois après administration de doses toxiques;
amblyopie, rétrécissement du champ visuel, diplopie et héméralopie.
Le rétablissement est lent mais généralement complet. Des spasmes de
l'artère centrale de la rétine ont été décrits;
effet quinidine-like aboutissant à une hypotension, des troubles de la
conduction, des symptômes angineux et une tachycardie ventriculaire;
irritation locale au niveau des voies digestives provoquant nausées,
vomissements, douleurs abdominales et diarrhée.
L'administration par voie orale de plus de 3 g, en une seule prise, peut
déterminer chez l'adulte une intoxication grave, voire fatale,
précédée d'une dépression centrale et de crises convulsives. Des
doses plus faibles peuvent être fatales chez l'enfant.
Une arythmie, une hypotension et un arrêt cardiaque peuvent découler
de l'effet cardiotoxique de la quinine tandis que la toxicité oculaire
peut entraîner la cécité.
Conduite à tenir:
Évacuation gastrique et lavage d'estomac.
Administration de charbon activé.
Traitement symptomatique des anomalies en milieu hospitalier. |
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PHARMACODYNAMIE
Antipaludique (P: parasitologie).
La quinine, antipaludique naturel, exerce une action schizonticide
sanguine rapide sur toutes les espèces plasmodiales. Elle n'a aucune
activité sur les formes intrahépatiques. |
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PHARMACOCINÉTIQUE
L'absorption digestive de la quinine est pratiquement complète.
Après administration orale, les concentrations plasmatiques maximales
sont rapidement atteintes vers la 2 e-3 e heure. 70 % du produit se lie
aux protéines plasmatiques. Le volume de distribution est plus élevé
en cas de paludisme grave que chez le sujet sain. La demi-vie de la
quinine est de 10 heures chez le sujet sain et peut augmenter jusqu'à
18 heures chez le sujet impaludé. Le passage transplacentaire et les
taux dans le lait sont faibles. De petites quantités pénètrent dans
le liquide céphalorachidien. La quinine est en majorité métabolisée
en métabolite inactif par le foie. L'excrétion est biliaire à 80 % et
urinaire à environ 20 % sous forme inchangée. |
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LISTE
I
AMM 308 875.1 (1970 rév 10.07.2000) 250 mg.
308 877.4 (1970 rév 10.07.2000) 500 mg.
SN Laboratoires LAFRAN
1, route de Stains. 94387 Bonneuil-sur-Marne
Tél: 01 43 39 50 00 |
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Source:
Vidal 2003 |
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