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Ivermectine
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FORMES
et PRÉSENTATIONS
Comprimé à 3 mg (blanc):
Boîte de 4, sous film thermosoudé.
Flacon de 500.
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COMPOSITION
p cp
Ivermectine (DCI): 3 mg
Excipients: cellulose microcristalline, amidon de maïs prégélatinisé,
stéarate de magnésium, acide citrique anhydre.
Conservateur:
butylhydroxyanisole. |
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INDICATIONS
Traitement de l'onchocercose à Onchocerca volvulus.
Traitement de la microfilarémie diagnostiquée ou suspectée chez les
sujets atteints de la filariose lymphatique due à Wuchereria
bancrofti. |
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POSOLOGIE
et MODE D'ADMINISTRATION
Traitement de l'onchocercose:
La posologie recommandée pour le traitement de l'onchocercose est de
150 µg/kg en une prise unique par voie orale.
En traitement individuel, un renouvellement de la cure peut être
envisagé après un intervalle de temps de 3 mois.
Dans les campagnes de traitement de masse de l'onchocercose,
l'intervalle de temps séparant chaque distribution est habituellement
de 12 mois. Cependant, dans certaines régions, il peut être
préférable de répéter l'administration tous les 6 mois selon la
prévalence ou la densité microfilarienne cutanée.
A titre indicatif, la dose en fonction du poids est:
de 15 à 25 kg: 1 comprimé;
de 26 à 44 kg: 2 comprimés;
de 45 à 64 kg: 3 comprimés;
de 65 à 84 kg: 4 comprimés.
Alternativement, en l'absence de pèse-personne, la posologie pour une
administration dans les campagnes de traitement de masse peut être
déterminée par la taille des patients, comme suit:
de 90 à 119 cm: 1 comprimé;
de 120 à 140 cm: 2 comprimés;
de 141 à 158 cm: 3 comprimés;
> 158 cm: 4 comprimés.
Traitement de la microfilarémie à Wuchereria bancrofti:
La posologie recommandée pour les campagnes de traitement de masse dans
le traitement de la microfilarémie à Wuchereria bancrofti est
d'environ 150 à 200 µg d'ivermectine par kilogramme de poids
corporel en prise unique par voie orale tous les 6 mois.
Dans les zones d'endémie où le traitement ne peut être administré
qu'une fois tous les 12 mois, la posologie recommandée est de 300
à 400 µg par kilogramme de poids corporel pour maintenir une
suppression suffisante de la microfilarémie chez les sujets traités.
A titre indicatif, la dose en fonction du poids est:
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Poids
corporel (en kg) |
Dose
administrée (nb de cp) |
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tous les 6 mois |
tous les 12 mois |
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15
à 25 |
1 |
2 |
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26
à 44 |
2 |
4 |
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45
à 64 |
3 |
6 |
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65
à 84 |
4 |
8 |
Alternativement, en l'absence de pèse-personne, la posologie pour une
administration dans les campagnes de traitement de masse peut être
déterminée par la taille des patients, comme suit:
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Taille
(en cm) |
Dose
administrée (nb de cp) |
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tous les 6 mois |
tous les 12 mois |
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90
à 119 |
1 |
2 |
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120
à 140 |
2 |
4 |
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141
à 158 |
3 |
6 |
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> 158 |
4 |
8 |
Mode d'administration:
Chez l'enfant de moins de 6 ans, les comprimés seront écrasés
avant d'être avalés.
Le traitement consiste en une dose orale unique administrée à jeun
avec de l'eau.
La dose peut être prise à tout moment de la journée, mais il
conviendra de veiller à ce qu'il ne soit pas pris de nourriture pendant
les 2 heures qui précèdent ou qui suivent son administration,
l'influence de l'alimentation sur l'absorption n'étant pas connue. |
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CONTRE-INDICATIONS
Hypersensibilité à l'un des composants. |
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MISES
EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI
Mises en garde:
L'ivermectine ne constitue pas une chimioprophylaxie préventive de
l'infestation par les filaires; aucune donnée ne démontre
l'efficacité de l'ivermectine soit pour tuer, soit pour prévenir la
maturation des larves infestantes chez l'homme.
Il n'a pas été mis en évidence d'effet bénéfique de
l'administration de l'ivermectine sur le syndrome d'éosinophilie
pulmonaire tropicale, sur les lymphangites ou les lymphadénites
observées lors de l'infestation par des filaires.
L'intensité et la sévérité des effets indésirables après
administration d'ivermectine semblent corrélées à l'importance de la
charge sanguine en microfilaires, avant traitement. En cas d'infestation
par Loa loa, le taux de microfilaires présentes dans le sang est
le plus souvent élevé, ce qui prédispose les sujets traités à une
augmentation du risque de survenue d'effets indésirables sérieux. Des
troubles neurologiques centraux (encéphalopathies) ont rarement été
décrits chez des sujets traités par ivermectine et porteurs d'une
forte microfilarémie à Loa loa. Par conséquent, dans les zones
d'endémie à Loa loa, des précautions particulières devront
être adoptées avant un traitement par ivermectine.
Onchocercose à Onchocerca volvulus:
Il n'a pas été mis en évidence d'activité macrofilaricide de
l'ivermectine sur les formes adultes de Onchocerca volvulus ni
d'aucune espèce de filaires.
Chez les patients atteints d'onchocercose, il a été décrit, à la
suite de l'administration de médicaments ayant une action
microfilaricide rapide, tels que le citrate de diéthylcarbamazine (DEC),
la survenue de réactions cutanées et/ou systémiques de sévérité
variable (réaction de Mazzotti) ainsi que des réactions oculaires. Il
est probable que ces manifestations soient liées à un processus
inflammatoire déclenché à la suite de la mort des microfilaires et de
la libération de produits de dégradation. Ces réactions peuvent
également être observées chez les patients infestés par Onchocerca
volvulus lors des premières cures d'ivermectine.
Les patients présentant une dermatite onchocerquienne hyperréactive ou
« Sowda » (observée en particulier au Yémen) semblent
développer plus fréquemment des réactions cutanées sévères (œdème,
aggravation de la dermatite...) après un traitement microfilaricide.
Filariose lymphatique à Wuchereria bancrofti:
Dans les campagnes de traitement de masse de la filariose à Wuchereria
bancrofti menées en Afrique, il est recommandé de ne pas associer
le citrate de diéthylcarbamazine (DEC) à l'ivermectine. L'existence
fréquente d'une coendémie à d'autres microfilaires telles que Loa
loa peut être à l'origine de l'existence de fortes
microfilarémies chez les sujets infestés. L'exposition systématique
à la diéthylcarbamazine (DEC) de tels patients entraînerait la
survenue d'effets indésirables graves liés à l'effet microfilaricide
rapide et massif de ce médicament.Précautions d'emploi:
La sécurité d'emploi n'a pas été établie chez les enfants pesant
moins de 15 kg. |
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GROSSESSE
et ALLAITEMENT
Grossesse:
L'administration d'ivermectine, en prises répétées, à des doses
proches des doses maternotoxiques ou égales à celles-ci, entraîne des
malformations fœtales chez plusieurs espèces d'animaux de laboratoire.
Il est difficile d'apprécier, à partir de ces études, le risque d'une
prise unique d'une faible dose.
En clinique, aucun effet malformatif ou fœtotoxique n'est apparu à ce
jour. La fréquence d'anomalies congénitales, d'avortements spontanés,
de mort-nés et de mortalité infantile pour environ 400 femmes
traitées fortuitement par l'ivermectine au cours des campagnes de
traitement de masse de l'onchocercose pendant le premier trimestre de la
grossesse était similaire à celle observée chez des femmes n'ayant
pas pris d'ivermectine pendant la grossesse. Toutefois, le suivi de
grossesses exposées à l'ivermectine est insuffisant pour exclure tout
risque.
En conséquence, par mesure de précaution, il est préférable de ne
pas utiliser l'ivermectine pendant la grossesse.
Allaitement:
Moins de 2 % de la dose d'ivermectine administrée apparaît dans
le lait maternel.
La sécurité d'emploi n'a pas été établie chez les enfants
nouveau-nés. L'ivermectine ne sera donnée aux mères qui allaitent que
si le bénéfice attendu est supérieur au risque potentiel encouru par
le nourrisson. Le traitement des mères qui ont l'intention d'allaiter
leur enfant ne sera donné que 1 semaine après la naissance de
l'enfant. |
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EFFETS
INDÉSIRABLES
Les effets secondaires sont liés à la densité parasitaire et
sont, dans la plupart des cas, légers et transitoires, mais leur
gravité peut être majorée chez les sujets polyparasités, en
particulier en cas d'infestation à Loa loa.
A
la suite de l'administration d'ivermectine chez des sujets infestés par
Onchocerca volvulus, les réactions d'hypersensibilité
observées résultant de la mort des microfilaires font partie des
réactions de type Mazzotti: prurit, éruption urticarienne,
conjonctivite, arthralgies, myalgies (y compris myalgies abdominales),
fièvre, œdème, lymphadénite, adénopathies, nausées, vomissements,
diarrhée, hypotension orthostatique, vertiges, tachycardie, asthénie,
céphalées. Ces symptômes ont rarement été sévères. Quelques cas
d'exacerbations d'asthme ont été décrits. Les effets secondaires
oculaires survenant à la suite d'un traitement par ivermectine des
sujets atteints d'onchocercose sont peu fréquents. Une sensation
anormale dans les yeux, un œdème de la paupière, une uvéite
antérieure, une conjonctivite, une limbite, une kératite et une
choriorétinite ou une choroïdite, qui peuvent également se produire
à cause de l'affection elle-même, ont également été décrits
occasionnellement après traitement. Ces manifestations ont rarement
été sévères et ont généralement disparu sans traitement
corticoïde. Lors des traitements de la filariose à Wuchereria
bancrofti, l'intensité des effets indésirables ne semble pas
dépendre de la dose d'ivermectine administrée, mais est corrélée à
la charge en microfilaires sanguine. Ont été décrits: fièvre,
céphalées, asthénie, sensation de faiblesse, myalgies, arthralgie,
douleurs diffuses, troubles digestifs tels que anorexie, nausée,
douleurs abdominales et épigastriques, toux, sensation de gêne
respiratoire, maux de gorge, hypotension orthostatique, frissons,
vertiges, sueurs diffuses, douleur ou sensation de gêne au niveau des
testicules.
Très rarement, des cas d'encéphalite grave ayant pu entraîner la mort
ont été décrits après administration d'ivermectine, en particulier
chez les sujets également fortement infestés par Loa loa.
Hyperéosinophilie transitoire, anomalies de la fonction hépatique,
hématurie ont été notées.
Des observations d'expulsion d'ascaris adultes ont été décrites à la
suite de la prise d'ivermectine. |
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SURDOSAGE
Des cas de surdosage accidentel par ivermectine ont été rapportés,
mais aucun n'a entraîné de décès.
Lors d'intoxication accidentelle par des doses inconnues de produits
destinés à l'usage vétérinaire (par voie orale, injectable,
application cutanée), les symptômes décrits ont été: rash, œdème,
céphalées, vertiges, asthénie, nausées, vomissements, diarrhées et
douleurs abdominales. D'autres effets ont également été observés,
parmi lesquels convulsions, ataxie, dyspnée, douleurs abdominales,
paresthésie et urticaire. Conduite à tenir en cas d'intoxication
accidentelle: traitement symptomatique et surveillance en milieu
médicalisé avec remplissage vasculaire et traitement hypertenseur, si
besoin. Bien que l'on ne dispose pas d'études spécifiques chez
l'homme, il est recommandé d'éviter l'association de médicaments
GABA-agonistes dans le traitement des intoxications accidentelles dues
à l'ivermectine. |
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PHARMACODYNAMIE
Antihelminthique.
L'ivermectine est un dérivé des avermectines isolées à partir de la
fermentation de bouillons de Streptomyces avermitilis. Elle présente
une affinité importante pour les canaux chlorures glutamate-dépendants
présents dans les cellules nerveuses et musculaires des invertébrés.
Sa fixation sur ces canaux favorise une augmentation de la
perméabilité membranaire aux ions chlorures, entraînant une
hyperpolarisation de la cellule nerveuse ou musculaire. Il en résulte
une paralysie neuromusculaire pouvant entraîner la mort de certains
parasites. L'ivermectine interagit également avec d'autres canaux
chlorures ligand-dépendants que celui faisant intervenir le
neuromédiateur GABA (acide gamma-aminobutyrique).
Les mammifères ne possèdent pas de canaux chlorure
glutamate-dépendants. Les avermectines n'ont qu'une faible affinité
pour les autres canaux chlorures ligand-dépendants. Elles ne passent
pas facilement la barrière hématoméningée.
Chez des sujets infestés par Onchocerca volvulus,
l'administration par voie orale de 150 µg/kg d'ivermectine réduit
en quelques jours le nombre de microfilaires cutanées à des taux
indétectables. Cette diminution peut se maintenir à moins de 10 %
du nombre de microfilaires avant traitement jusqu'à 12 mois après
traitement. Cet effet est obtenu grâce à l'association de l'effet
microfilaricide et du blocage temporaire de la libération des
microfilaires à partir de l'utérus du ver adulte. Comme pour d'autres
traitements microfilaricides, on peut noter, chez certains patients, une
augmentation du nombre de microfilaires dans la chambre antérieure de
l'œil, au 3 e jour.
Cependant, 3 à 6 mois après l'administration de la dose, il est
retrouvé une diminution significative du nombre de microfilaires dans
la chambre antérieure de l'œil chez les sujets traités.
Des études cliniques réalisées en Afrique, en Asie, en Amérique du
Sud, aux Caraïbes et en Polynésie révèlent une réduction (à moins
de 1 %) de la microfilarémie à Wuchereria bancrofti dans
la semaine qui suit l'administration d'une dose orale d'ivermectine d'au
moins 100 µg/kg. Ces études ont mis en évidence un effet
dose-dépendant sur le temps durant lequel se maintient la diminution de
la microfilarémie et le pourcentage d'infestation dans les populations
traitées. Une administration en traitement de masse apparaît utile
pour limiter la transmission de Wuchereria bancrofti par les
insectes vecteurs et interrompre la chaîne épidémiologique en
traitant l'homme microfilarémique (seul réservoir de parasites pour Wuchereria
bancrofti). |
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PHARMACOCINÉTIQUE
Le pic moyen de concentration plasmatique du composé principal
(H2B1a), observé environ 4 heures après administration par voie
orale d'une dose unique de 12 mg d'ivermectine en comprimé, est de
46,6 (± 21,9) ng/ml. La concentration plasmatique croît avec
l'accroissement des doses de façon globalement proportionnelle.
L'ivermectine est métabolisée dans l'organisme humain. L'ivermectine
et (ou) ses métabolites sont excrétés presque exclusivement dans les
fèces durant environ 12 heures alors que moins de 1 % de la
dose administrée est excrété dans les urines. La demi-vie plasmatique
de l'ivermectine chez l'homme est de 12 heures environ et celle des
métabolites est d'environ 3 jours. |
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CONDITIONS
PARTICULIÈRES DE CONSERVATION
A conserver à une température ne dépassant pas 30 °C. |
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LISTE
II
AMM
345 573.5 (1997 rév 19.11.2001) 4 cp 3 mg.
343 368.5 (1997 rév 19.11.2001) 500 cp 3 mg.
Mectizan, étant destiné à traiter une pathologie exceptionnelle en
France, n'est pas sur le marché officinal. Les médecins qui auraient
à soigner une onchocercose importée peuvent s'adresser à:
Directeur Médical Afrique. MSD Interpharma, 106, av Jean-Moulin.
78170 La Celle-Saint-Cloud. Tél: 01 30 82 10 00.
Laboratoires
MERCK SHARP & DOHME-CHIBRET
3, av Hoche. 75114 Paris cdx 08
Tél: 01 47 54 87 00 |
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Source:
Vidal 2003 |
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