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Atovaquone, proguanil |
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FORMES
et PRÉSENTATIONS
Comprimé
pelliculé:
Boîte de 12, sous plaquette thermoformée. |
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COMPOSITION
p cp
Atovaquone (DCI): 250 mg
Proguanil (DCI) chlorhydrate: 100 mg
Excipients: poloxamère 188, cellulose microcristalline,
hydroxypropylcellulose faiblement substituée, povidone K 30,
carboxyméthylamidon sodique, stéarate de magnésium.
Pelliculage:
Opadry OY-S-24972 (hypromellose, dioxyde de titane, macrogol 400, oxyde
de fer rouge), macrogol 400, macrogol 8000.
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INDICATIONS
Traitement de l'accès palustre simple (non compliqué) à Plasmodium
falciparum.
Prophylaxie du paludisme à Plasmodium falciparum, en particulier
chez les voyageurs se rendant dans les zones d'endémie où sévissent
des souches résistantes aux amino-4-quinoléines (chloroquine,
amodiaquine...). |
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POSOLOGIE
et MODE D'ADMINISTRATION
Posologie:
Traitement
curatif de l'accès palustre à Plasmodium falciparum:
Adulte
et enfant de 12 ans et plus: 4 comprimés en une prise unique par jour
pendant 3 jours consécutifs, à 24 heures d'intervalle.
Sujet de moins de 12 ans: la posologie et les modalités d'emploi
adaptées pour le traitement curatif de l'accès palustre à Plasmodium
falciparum n'ont pas été établies.
Traitement prophylactique du paludisme à Plasmodium falciparum:
Adulte
et enfant de 40 kg et plus: 1 comprimé par jour à heure fixe.
Le traitement sera débuté la veille ou le jour du départ en zone
d'endémie. Il sera poursuivi pendant la durée du risque d'impaludation
et 7 jours après avoir quitté la zone d'endémie.
La durée d'administration de Malarone dans cette indication devra être
limitée à 3 mois.
Sujet de moins de 40 kg: la posologie et les modalités d'emploi
adaptées pour le traitement prophylactique du paludisme à Plasmodium
falciparum n'ont pas été établies.
- Sujet âgé: il n'y a pas lieu de prévoir de précaution
particulière ou d'ajustement de la posologie chez les sujets âgés.
-
Insuffisance hépatique: il n'y a pas lieu de prévoir d'adaptation de
la posologie chez les sujets atteints d'insuffisance hépatique.
L'absence d'étude chez des sujets atteints d'insuffisance hépatique
sévère ne permet, néanmoins, pas de déterminer l'efficacité et la
tolérance chez ce type de patients.
-
Insuffisance rénale:
Il n'y a pas lieu de prévoir une adaptation posologique chez les sujets
présentant une insuffisance rénale légère à modérée.
En cas d'insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine <
30 ml/min), le traitement prophylactique par Malarone est
contre-indiqué. Pour traiter un accès palustre dans cette situation,
il conviendra, dans la mesure du possible, d'avoir recours à un
traitement curatif alternatif.
Mode d'administration:
Les
comprimés devront être administrés avec un repas ou une boisson
lactée pour favoriser l'absorption de l'atovaquone. |
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CONTRE-INDICATIONS
Antécédents d'hypersensibilité à l'atovaquone ou au chlorhydrate
de proguanil ou à un autre composant de la spécialité.
Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30
ml/min) pour l'utilisation en traitement prophylactique du paludisme. |
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MISES
EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI
Le bénéfice de ce médicament n'est pas établi dans le traitement
de l'accès pernicieux, ni dans les formes sévères ou compliquées
telles que hyperparasitémie, œdème pulmonaire ou insuffisance
rénale.
En cas de diarrhée importante ou de vomissements itératifs,
l'absorption de l'atovaquone pouvant être réduite, il est
préférable, dans la mesure du possible, d'avoir recours à un autre
traitement antipaludique pour traiter un accès palustre. Si un
traitement par Malarone est néanmoins instauré, l'état clinique et la
parasitémie devront être étroitement surveillés.
La réapparition d'un accès palustre par recrudescence de la
parasitémie à Plasmodium falciparum après un traitement
initial bien conduit par Malarone, de même qu'un échec de la
prophylaxie, doivent faire évoquer une résistance du Plasmodium
et impose le recours à un autre antipaludique schizonticide pour
traiter l'accès.
Malarone s'est montré inactif sur les formes hypnozoïtes
intrahépatiques de Plasmodium vivax. La chimioprophylaxie par
Malarone ne prévient pas la survenue d'un accès de reviviscence à Plasmodium
vivax ou Plasmodium ovale.
L'expérimentation in vivo chez l'homme suggère une activité de
Malarone sur les formes intrahépatiques de Plasmodium falciparum.
Ces données permettent de préconiser l'arrêt du traitement
prophylactique dès le 7 e jour après avoir quitté la zone d'endémie.
Il conviendra néanmoins, devant l'apparition de symptômes tels que
fièvre, frissons, céphalée, troubles digestifs, douleurs abdominales,
myalgies dans les jours ou semaines suivants, d'évoquer avant tout la
possibilité d'une recrudescence à Plasmodium falciparum. |
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INTERACTIONS
Interactions médicamenteuses:
Associations
déconseillées:
Rifampicine,
rifabutine: diminution respectivement d'environ 50 % et 34 % des taux
plasmatiques d'atovaquone.
Associations nécessitant des précautions d'emploi:
Métoclopramide,
tétracycline: diminution significative des taux plasmatiques d'atovaquone.
Si ces traitements sont associés, l'état clinique du patient et la
parasitémie devront être étroitement surveillés.
Associations à prendre en compte:
Indinavir:
l'administration concomitante d'atovaquone et d'indinavir a entraîné
une diminution significative de l'ordre de 23 % (IC 90 %: 8-35 %) de la
concentration plasmatique minimale et de 9 % de l'AUC (IC 90 %: 1-18 %)
de l'indinavir. Il convient de rester vigilant sur le risque
d'inefficacité de l'indinavir. |
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GROSSESSE
et ALLAITEMENT
Grossesse:
Les
études de reproduction réalisées chez l'animal (rat et lapin) n'ont
pas mis en évidence d'effet tératogène pour des doses d'atovaquone et
de chlorhydrate de proguanil allant jusqu'à respectivement 50 et 20
mg/kg/jour chez le rat, ou jusqu'à 100 et 40 mg/kg/jour chez le lapin.
Chez la lapine recevant de l'atovaquone seule à des doses = 1200
mg/kg/jour, une augmentation de l'incidence des résorptions
embryonnaires et une diminution de la taille et du poids des fœtus ont
été observées. Ces effets semblent dus à une toxicité secondaire de
l'atovaquone chez les lapines gravides.
En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif
dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les
substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont
révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien
conduites sur deux espèces.
En clinique, aucun effet malformatif ou fœtotoxique n'est apparu à ce
jour avec chacun des principes actifs pris isolément. Toutefois, le
suivi de grossesses exposées à cette association est insuffisant pour
exclure tout risque.
En conséquence, l'utilisation de Malarone pourra être envisagée chez
la femme enceinte si nécessaire.
Allaitement:
Chez
la rate, les concentrations d'atovaquone dans le lait atteignent 30 %
des concentrations plasmatiques.
Chez la femme, l'excrétion de l'atovaquone dans le lait n'est pas
connue, de faibles quantités de proguanil y sont retrouvées.
L'allaitement est donc déconseillé pendant le traitement. |
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CONDUITE
et UTILISATION DE MACHINES
Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser
des machines n'ont pas été évalués. |
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EFFETS
INDÉSIRABLES
Ont été fréquemment rapportés: troubles digestifs à type de
vomissements, de nausées, de diarrhées, de douleurs abdominales.
Ont également été rapportés: céphalées, anorexie et toux.
Des anomalies réversibles du bilan hépatique ont été observées au
cours des essais cliniques.
Les
effets indésirables de chacun des principes actifs peuvent être
observés:
Liés
plus spécifiquement au proguanil:
quelques rares cas de troubles hématologiques à type d'anémie
mégaloblastique et de thrombopénie ont été observés chez des sujets
insuffisants rénaux traités par proguanil seul;
aphtes, stomatite, ulcérations buccales;
dépigmentation ou pertes de cheveux;
réaction allergique (urticaire, œdème de Quincke), éruption
cutanée, prurit.
Liés plus spécifiquement à l'atovaquone:
élévation du taux d'enzymes hépatiques, hyperamylasémie;
hyponatrémie; fièvre. |
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SURDOSAGE
A ce jour, aucun cas de surdosage n'a été rapporté avec Malarone.
En cas de surdosage, un traitement symptomatique approprié sera
entrepris.
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PHARMACODYNAMIE
L'atovaquone et le chlorhydrate de proguanil exercent une action
inhibitrice à 2 niveaux différents de la synthèse des pyrimidines et
entraînent ainsi une inhibition de la réplication de l'acide
désoxyribonucléique du plasmodium.
L'atovaquone inhibe le transport des électrons au niveau du complexe du
cytochrome bc1 des mitochondries du parasite.
Le chlorhydrate de proguanil agit principalement par l'intermédiaire de
son métabolite hépatique, le cycloguanil, inhibiteur de la
dihydrofolate réductase. L'inhibition de la dihydrofolate réductase
perturbe la synthèse de la désoxythymidilate, freinant le métabolisme
des folates. Ces deux mécanismes d'action entraînent une synergie
schizonticide de l'association proguanil-atovaquone.
En présence de Plasmodium vivax, le traitement des accès
palustres par Malarone n'a pas permis de prévenir une recrudescence de
la parasitémie témoignant de l'absence d'activité de Malarone sur les
formes hypnozoïtes intrahépatiques de Plasmodium vivax. |
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PHARMACOCINÉTIQUE
Aucune interaction pharmacocinétique n'a été observée entre l'atovaquone
et le proguanil à la dose recommandée.
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Absorption:
L'atovaquone est une molécule très lipophile. Elle est faiblement
soluble dans l'eau.
Sa biodisponibilité est faible. Lorsqu'elle est mesurée après
absorption de nourriture, elle est de l'ordre de 21 % (IC 90 %: 17 %-27
%). Elle est améliorée par la prise associée d'un repas riche en
graisse. L'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques (AUC)
mesurées dans ces conditions est en moyenne de 2 à 3 fois plus
importante et la Cmax est 5 fois plus élevée que chez le sujet à
jeun.
La biodisponibilité du chlorhydrate de proguanil n'est pas influencée
par la prise alimentaire. La concentration maximale (Cmax) est obtenue
en 3 à 4 heures.
-
Distribution:
L'atovaquone est fortement liée aux protéines plasmatiques (> 99
%). In vitro, elle ne déplace pas d'autres molécules fortement liées
(quinine, phénytoïne) de leurs sites de liaison. La probabilité de
survenue d'une interaction médicamenteuse in vivo liée à ce
mécanisme est donc faible.
Le volume de distribution (Vd) de l'atovaquone est d'environ 0,62 l/kg
± 0,19.
La fixation protéique du proguanil est de 75 %. Son volume de
distribution (Vd/F) est de l'ordre de 25 l/kg et sa concentration
intra-érythrocytaire est environ 5 fois supérieure à sa concentration
plasmatique. Par contre, les concentrations de cycloguanil dans le sang
et le plasma sont équivalentes.
Il n'y a pas de modification de la fixation protéique de l'atovaquone
et du proguanil après administration simultanée des 2 principes
actifs.
-
Métabolisme:
Aucun métabolisme de l'atovaquone n'a été mis en évidence.
Le chlorhydrate de proguanil est partiellement métabolisé au niveau
hépatique par les CYP453A et 2C19 en cycloguanil et
4-chlorophénylbiguanide. Il existe une variabilité interindividuelle
du métabolisme du proguanil lié au phénotype du cytochrome CYP2C19.
-
Élimination:
L'atovaquone est essentiellement éliminée par voie hépatique et
biliaire. L'élimination urinaire est négligeable. La demi-vie
d'élimination de l'atovaquone est d'environ 2 à 3 jours chez l'adulte.
La clairance (Cl/F) de l'atovaquone est d'environ 28,9 ml/h/kg.
Le chlorhydrate de proguanil est partiellement métabolisé: moins de 40
% sont éliminés sous forme inchangée dans les urines. Les
métabolites du proguanil, le cycloguanil et le
4-chlorophénylbiguanide, sont également éliminés dans les urines.
Les demi-vies d'élimination du proguanil et du cycloguanil sont
d'environ 12 à 15 heures, chez l'adulte.
La clairance (Cl/F) du proguanil est d'environ 1 000 ml/h/kg.
-
Sujet âgé: il n'a pas été mis en évidence de différence
cliniquement significative de l'absorption chez les sujets âgés. La
biodisponibilité du cycloguanil est plus élevée chez le sujet âgé
que chez le sujet jeune alors que la demi-vie d'élimination n'est pas
modifiée, mais ces variations n'entraînent pas de retentissement
cliniquement significatif conduisant à une adaptation de la posologie.
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Insuffisant rénal: la concentration maximale et l'aire sous la courbe
des concentrations d'atovaquone mesurées chez les sujets atteints
d'insuffisance rénale sévère sont diminuées. Chez ces sujets, les
demi-vies d'élimination du proguanil et du cycloguanil étaient
augmentées. Ces résultats suggèrent un risque d'accumulation lors de
l'administration réitérée chez des sujets dont la clairance de la
créatinine est inférieure à 30 ml/min.
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Insuffisant hépatique: chez les patients présentant une insuffisance
hépatique légère à modérée, il n'a pas été mis en évidence de
différence significative des paramètres pharmacocinétiques de l'atovaquone
par rapport aux sujets sains. Chez ces patients, l'aire sous la courbe
des concentrations de proguanil était augmentée sans modification de
la demi-vie d'élimination mais les concentrations maximales et l'aire
sous la courbe des concentrations de cycloguanil étaient diminuées. Il
n'existe pas de données disponibles en cas d'insuffisance hépatique
sévère. |
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SÉCURITÉ
PRÉCLINIQUE
- Toxicité après administrations réitérées: les résultats des
études de toxicité après administrations réitérées de doses d'atovaquone
(=100 mg/kg/jour) et de chlorhydrate de proguanil (=40 mg/kg/jour) pris
séparément ou en association ont montré une toxicité réversible
attribuable uniquement au proguanil. Aucune toxicité additionnelle
attribuable à l'atovaquone seule ou à l'association des deux produits
n'a été observée. La dose sans effet toxique pour l'association
atovaquone-chlorhydrate de proguanil est respectivement de 50 et 20
mg/kg/jour chez le chien après 30 jours de traitement.
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Potentiel mutagène:
Ni l'atovaquone, ni le proguanil utilisés seuls n'ont montré
d'activité mutagène sur une large série de tests.
Aucune étude spécifique n'a été réalisée avec l'association
atovaquone-proguanil.
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Potentiel carcinogène:
Les études menées chez la souris avec l'atovaquone administrée seule
ont révélé une augmentation de l'incidence des adénomes et des
carcinomes hépatocellulaires. Ces observations n'ont pas été
retrouvées chez le rat. Les résultats de ces études n'ont pas été
considérés comme prédictifs d'un risque pour l'homme.
Aucune étude spécifique de cancérogenèse du proguanil, administré
seul ou en association avec l'atovaquone, n'est disponible. |
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LISTE
I
AMM 344 298.0 (1997 rév 14.08.2001).
Laboratoire GlaxoSmithKline
100, route de Versailles. 78163 Marly-le-Roi cdx
Tél: 01 39 17 80 00
Info médic:
Tél: 01 39 17 84 44. Fax: 01 39 17 84 45
Pharmacovigilance: Tél: 01 39 17 80 16 |
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Source:
Vidal 2003 |
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