HALFAN®
 

 

Halofantrine

FORMES et PRÉSENTATIONS

Comprimé sécable à 250 mg (blanc):
Boîte de 6, sous plaquette thermoformée.
Suspension buvable à 100 mg/5 ml:
Flacon de 45 ml (soit 9 cuillères-mesure de 5 ml).

COMPOSITION
Comprimé: p cp
Halofantrine (DCI) chlorhydrate: 250 mg
(soit en halofantrine: 233 mg/cp)
Excipients: amidon de maïs prégélatinisé, povidone, carboxyméthylamidon sodique, cellulose microcristalline, talc, stéarate de magnésium. 

Suspension buvable: p c mes
Halofantrine (DCI) chlorhydrate: 100 mg
(soit en halofantrine: 93,2 mg/c mes)
Excipients: cellulose microcristalline et carmellose sodique, propylèneglycol, sorbitol liquide non cristallisable, acide citrique anhydre, citrate de sodium, benzoate de sodium, arôme banane-vanille, émulsion de diméthylpolysiloxane (silicone antimousse), eau purifiée.
Teneur en sodium: 6 mg/cuillère-mesure.

INDICATIONS
Traitement des accès palustres simples à Plasmodium falciparum.

POSOLOGIE et MODE D'ADMINISTRATION
La dose totale chez l'enfant et chez l'adulte est en moyenne de 24 mg par kg, à répartir en trois prises espacées de six heures.
Le traitement sera administré en dehors des repas (et en évitant, dans tous les cas, les repas riches en graisse pendant le traitement), et ceci pour toutes les cures.
Posologies habituelles: 

Poids

Posologie par prise

Nbre de prises à 6 h d'intervalle

10 à 12 kg

1 c mes

3

13 à 18 kg

1 c mes 1/2

3

19 à 25 kg

2 c mes

3

26 à 31 kg

2 c mes 1/2 ou 1 cp

3

32 à 40 kg

3 c mes ou 1 cp 1/2

3

> 40 kg

2 cp

3

1 cuillère-mesure = 5 ml = 100 mg.
Chez l'enfant, la forme buvable est préférable. Chez l'adulte, la forme comprimé est mieux adaptée.

Nota bene:

Chez les sujets sans antécédents de paludisme, une deuxième cure après une semaine est susceptible de limiter le risque de rechutes. Néanmoins, lorsque celle-ci est administrée 7 jours après la première cure, une possible augmentation des taux plasmatiques peut majorer le risque de survenue de troubles du rythme cardiaque. L'administration de la deuxième cure à demi-dose a été proposée. Une surveillance est nécessaire, si bien que la 2 e cure devra être administrée de préférence en milieu hospitalier et après réalisation d'un nouvel électrocardiogramme.
Si l'exposition au risque persiste après le traitement d'un accès palustre par l'halofantrine, une chimioprophylaxie adaptée doit être envisagée.
L'halofantrine ne doit pas être utilisée en prophylaxie.

CONTRE-INDICATIONS
Absolues:

Allongement congénital ou acquis de l'espace QT.
Antécédents familiaux d'allongement congénital de l'espace QT.
Antécédents ou mise en évidence d'une cardiopathie, de bradycardie ou d'arythmie.
Antécédents de syncopes.
Hypersensibilité connue à l'halofantrine ou à l'un des constituants de ce médicament.
Antécédent de fièvre bilieuse hémoglobinurique à l'halofantrine, à la quinine ou à la méfloquine.
Relatives:

Pendant la grossesse et l'allaitement.
Médicaments donnant des torsades de pointes: antiarythmiques de classe I a (quinidine, hydroquinidine, disopyramide), antiarythmiques de classe III (amiodarone, sotalol, dofétilide, ibutilide), certains neuroleptiques (thioridazine, chlorpromazine, lévomépromazine, trifluopérazine, cyamémazine, sulpiride, sultopride, amisulpride, tiapride, pimozide, halopéridol, dropéridol), et autres médicaments tels que bépridil, cisapride, diphémanil, érythromycine IV, mizolastine, pentamidine, sparfloxacine, vincamine IV): cf Interactions.
Médicaments inhibiteurs puissants du CYP3A4: ritonavir, indinavir, amprénavir, nelfinavir; itraconazole, kétoconazole, fluconazole, miconazole (voie générale et gel buccal); érythromycine, clarithromycine, josamycine: cf Interactions.

MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI
Mises en garde:

Risque de troubles du rythme ventriculaire: aux doses thérapeutiques, l'halofantrine peut augmenter l'espace QT et favoriser ainsi le risque de survenue de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Il convient donc d'éviter la prescription d'halofantrine dans des situations cliniques ou en association à des médicaments susceptibles de majorer ce risque ainsi que chez les patients ayant des antécédents de syncopes inexpliquées. Un ECG est recommandé avant toute prescription d'halofantrine afin d'exclure les patients à risque (cf Contre-indications, Interactions).
En raison de la présence de sorbitol, la suspension buvable est contre-indiquée en cas d'intolérance au fructose.

Précautions d'emploi:

L'allongement de l'espace QT observé aux doses thérapeutiques étant corrélé à la concentration plasmatique d'halofantrine, il est recommandé de prendre le traitement en dehors des repas en raison du risque d'augmentation de la biodisponibilité (cf Pharmacocinétique).
Avec la méfloquine, il a été rapporté la possibilité de potentialisation de la cardiotoxicité.
Il conviendra également de prendre en compte les risques d'augmentation de l'espace QT que peut induire la quinine.
Suspension buvable: tenir compte de la teneur en sodium chez les personnes suivant un régime hyposodé strict (cf Composition).

INTERACTIONS
Interactions médicamenteuses:

Associations déconseillées:

Médicaments pouvant induire des torsades de pointes: antiarythmiques de classe I a (quinidine, hydroquinidine, disopyramide) et de classe III (amiodarone, sotalol, dofétilide, ibutilide), certains neuroleptiques (thioridazine, chlorpromazine, lévomépromazine, trifluopérazine, cyamémazine, sulpiride, sultopride, amisulpride, tiapride, pimozide, halopéridol, dropéridol), bépridil, cisapride, diphémanil, érythromycine IV, mizolastine, pentamidine, sparfloxacine, vincamine IV): risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Si cela est possible, interrompre le médicament torsadogène non anti-infectieux. Si l'association ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et surveillance ECG monitorée.
Ritonavir, indinavir, amprénavir, nelfinavir: risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Itraconazole, kétoconazole, fluconazole, miconazole (voie générale et gel buccal): risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Érythromycine, clarithromycine, josamycine: risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Associations nécessitant des précautions d'emploi:

Médicaments bradycardisants (antagonistes du calcium bradycardisants: diltiazem, vérapamil; bêtabloquants; clonidine; guanfacine; digitaliques, méfloquine, anticholinestérasiques indiqués dans la maladie d'Alzheimer: tacrine, donépézil, rivastigmine): risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique.
Médicaments hypokaliémiants (diurétiques hypokaliémiants, laxatifs stimulants, amphotéricine B [voie IV], glucocorticoïdes, tétracosactide): risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique, biologique et électrocardiographique.

GROSSESSE et ALLAITEMENT
Grossesse:

Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.
En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou fœtotoxique de l'halofantrine lorsqu'elle est administrée pendant la grossesse.
En conséquence, par mesure de précaution, il est préférable de ne pas utiliser l'halofantrine pendant la grossesse.

Allaitement:

L'expérimentation animale ayant montré la possibilité d'un passage de l'halofantrine dans le lait maternel avec retentissement sur la croissance des petits, il est déconseillé de l'utiliser pendant l'allaitement.

EFFETS INDÉSIRABLES
Risque d'allongement de l'espace QT avec possibilité de survenue de troubles du rythme ventriculaire, notamment torsades de pointes pouvant entraîner le décès (cf Mises en garde/Précautions d'emploi, Interactions).
Quelques cas d'anémie hémolytique aiguë parfois grave et compliqués d'insuffisance rénale (fièvre bilieuse hémoglobinurique) ont été décrits dans des délais très courts suivant la prise d'halofantrine. Certains d'entre eux ont été décrits après la première prise d'halofantrine, chez des sujets ayant des antécédents de fièvre bilieuse hémoglobinurique à la quinine ou à la méfloquine. Le mécanisme n'est pas clairement établi, et une réaction immuno-allergique est évoquée.
De rares cas de convulsions parfois en rapport avec des troubles du rythme ventriculaire ont été rapportés.
Nausées, gêne épigastrique et diarrhées, prurit et rashs cutanés peuvent être observés.
Quelques cas d'élévation transitoire des transaminases sériques ont été rapportés.
D'exceptionnels cas de réactions allergiques à type d'éruptions cutanées, urticaire et prurit ont été observés. Un cas de choc anaphylactique a été rapporté.
Suspension buvable: en raison de la présence de sorbitol, possibilité de troubles digestifs et de diarrhées.

SURDOSAGE
Aucun accident de surdosage n'étant survenu avec l'halofantrine, les manifestations n'ont pu encore en être définies. Néanmoins, il existe un risque potentiel d'allongement du QT avec risque de troubles ventriculaires graves, notamment torsades de pointes. Aucun antidote efficace n'est connu à ce jour.
En cas de surdosage, il est recommandé de faire pratiquer en milieu hospitalier une évacuation ou un lavage gastrique, et de mettre en œuvre les mesures de réanimation appropriées avec surveillance de l'électrocardiogramme.

PHARMACODYNAMIE
Antipaludique de synthèse (dérivé phénanthrène méthanol).
Les études chez l'animal et chez l'homme ont démontré l'efficacité de l'halofantrine sur différents plasmodes et en particulier sur les souches de Plasmodium falciparum résistantes à la chloroquine.
L'halofantrine est un schizonticide et agit sur les formes érythrocytaires de toutes les espèces étudiées. Il n'a pas d'effet sur les sporozoïtes, les formes tissulaires ou le développement des gamétocytes chez le moustique.

PHARMACOCINÉTIQUE
En raison de la variabilité de l'absorption digestive de l'halofantrine, il est nécessaire de fractionner la posologie pour augmenter la quantité de produit passant dans la circulation générale.
La biodisponibilité de l'halofantrine est multipliée approximativement par 6 lorsque la prise coïncide avec un repas riche en graisses, qu'il conviendra d'éviter dans tous les cas lors du traitement par halofantrine per os.
Après administration orale, l'halofantrine apparaît dans la circulation générale au bout d'une heure. Son absorption se poursuit de façon relativement faible pendant plusieurs heures. La concentration sanguine maximale de l'halofantrine (comme de son métabolite débutylé) est atteinte en 3 à 6 heures.
La demi-vie d'élimination de l'halofantrine présente d'importantes variations individuelles mais est généralement de 24 à 48 heures. Celle de son métabolite débutylé est environ de 48 à 96 heures.
L'excrétion de l'halofantrine est essentiellement fécale.

CONDITIONS PARTICULIÈRES DE CONSERVATION
A conserver à l'abri de la lumière.
Après ouverture du flacon: utiliser dans les 15 jours.

LISTE I
AMM 330 883.3 (1988 rév 15.06.2001) 6 cp.
331 256.2 (1988 rév 15.06.2001) susp buv.

Laboratoire GlaxoSmithKline
100, route de Versailles. 78163 Marly-le-Roi cdx
Tél: 01 39 17 80 00
Info médic:
Tél: 01 39 17 84 44. Fax: 01 39 17 84 45
Pharmacovigilance: Tél: 01 39 17 80 16

Source: Vidal 2003