FLAGYL®
 

 

Métronidazole

FORMES et PRÉSENTATIONS  
Comprimé pelliculé à 250 mg (blanc):
Étui de 20.
Comprimé pelliculé à 500 mg (blanc):
Étuis de 4 et de 14.
Suspension buvable:
Flacon de 120 ml avec cuillère-mesure de 5 ml.

COMPOSITION  
Par comprimé: 
  Métronidazole (DCI)  250 mg ou 500 mg 
Excipients communs: amidon de blé, povidone K 30, stéarate de magnésium. Pelliculage: hypromellose, macrogol 20 000.

Suspension buvable: 
p c mes 
Métronidazole (DCI) benzoate exprimé en métronidazole  125 mg 
Excipients: dihydrogénophosphate de sodium, parahydroxybenzoates de méthyle et de propyle, éthanol, saccharine sodique, saccharose (3 g/c mes), silico-aluminate de magnésium spécial, essence concentrée de citron, essence d'orange douce déterpénée, eau purifiée.

Teneur en alcool: 0,93 % (v/v).

INDICATIONS  
Elles procèdent de l'activité antiparasitaire et antibactérienne du métronidazole et de ses caractéristiques pharmacocinétiques. Elles tiennent compte à la fois des études cliniques auxquelles a donné lieu ce médicament et de sa place dans l'éventail des produits anti-infectieux actuellement disponibles.
Elles sont limitées aux infections dues aux germes définis comme sensibles (cf Pharmacodynamie):
amibiases;
trichomonases urogénitales;
vaginites non spécifiques;
lambliases;
traitement curatif des infections médicochirurgicales à germes anaérobies sensibles;
relais des traitements curatifs par voie injectable des infections à germes anaérobies sensibles.
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.

POSOLOGIE et MODE D'ADMINISTRATION  
Amibiase:
Adulte: 1,5 g par jour, en 3 prises.
Enfant: 30 à 40 mg/kg/jour, en 3 prises.
Dans l'amibiase hépatique, au stade abcédaire, l'évacuation de l'abcès doit être effectuée conjointement au traitement par le métronidazole.
La durée du traitement est de 7 jours consécutifs.
Trichomonase:
Chez la femme (urétrites et vaginites à trichomonas):
comprimé à 250 mg et suspension buvable: on a recours de préférence au traitement mixte de 10 jours comportant: 500 mg par jour par voie orale en deux prises et 1 ovule par jour;
comprimé à 500 mg: on a recours au traitement à dose unique de 2 g en une seule prise (4 comprimés).
Que le partenaire présente ou non des signes cliniques d'infestation à Trichomonas vaginalis, il importe qu'il soit traité concurremment, même en l'absence d'une réponse positive du laboratoire.
Chez l'homme (urétrites à trichomonas): 500 mg par voie orale en deux prises pendant 10 jours.
Très exceptionnellement, il peut être nécessaire d'élever à 750 mg ou à 1 g la dose journalière.
Lambliase:
Adulte: 750 mg à 1 g par jour pendant 5 jours consécutifs.
Enfant:
2 à 5 ans: 250 mg/j (comprimé à 250 mg et suspension buvable);
5 à 10 ans: 375 mg/j (comprimé à 250 mg et suspension buvable);
10 à 15 ans: 500 mg/j.
Vaginites non spécifiques:
500 mg 2 fois par jour pendant 7 jours.
Un traitement simultané du partenaire doit être pratiqué.
Traitement des infections à germes anaérobies: en première intention ou en traitement de relais:
Adulte: 1 à 1,5 g/jour.
Enfant: 20 à 30 mg/kg/jour.

CONTRE-INDICATIONS  
Absolues: Hypersensibilité aux imidazolés.
Hypersensibilité ou intolérance au gluten, en raison de la présence d'amidon de blé (gluten, pour la forme comprimé).
Relatives: Disulfirame, alcool: cf Interactions.

MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI  
Mises en garde:
Interrompre le traitement en cas d'ataxie, de vertiges, de confusion mentale.
Suspension buvable: en raison de la présence de saccharose, ce médicament est contre-indiqué en cas d'intolérance au fructose, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en sucrase-isomaltase.
Tenir compte du risque d'aggravation de l'état neurologique chez les malades atteints d'affections neurologiques centrales et périphériques sévères, fixées ou évolutives.
Éviter les boissons alcoolisées (effet antabuse).
Précautions d'emploi:
Aucune suspicion de cancérogénicité n'existe chez l'homme, bien que ce produit se soit révélé carcinogène chez une certaine espèce de souris, mais non chez le rat et le hamster.
Contrôler la formule leucocytaire en cas d'antécédents de dyscrasie sanguine ou de traitement à forte dose et/ou de traitement prolongé. En cas de leucopénie, l'opportunité de la poursuite du traitement dépend de la gravité de l'infection.
Suspension buvable: Ce médicament contient 0,037 g d'alcool par unité de prise; en tenir compte dans la ration journalière. Il est déconseillé chez les patients souffrant de maladie du foie, d'alcoolisme, d'épilepsie, de même que chez les femmes enceintes et les enfants de moins de 12 ans.

INTERACTIONS  
Interactions médicamenteuses:
Associations déconseillées:
Disulfirame: l'association au disulfirame peut entraîner des bouffées délirantes ou un état confusionnel.
Alcool: effet antabuse (chaleur, rougeur, vomissements, tachycardie).
Éviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.
Associations nécessitant des précautions d'emploi:
Anticoagulants oraux (décrit pour la warfarine): augmentation de l'effet de l'anticoagulant oral et du risque hémorragique par diminution de son catabolisme hépatique. Contrôle plus fréquent du taux de prothrombine et surveillance de l'INR; adaptation de la posologie de l'anticoagulant oral pendant le traitement par le métronidazole et 8 jours après son arrêt.
Associations à prendre en compte:
5-fluoro-uracile: augmentation de la toxicité du 5-fluoro-uracile par diminution de sa clairance.
Problèmes particuliers du déséquilibre de l'INR:
De nombreux cas d'augmentation de l'activité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l'INR. Cependant, certaines classes d'antibiotiques sont davantage impliquées: il s'agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.
Examens paracliniques:
Le métronidazole peut immobiliser les tréponèmes et donc faussement positiver un test de Nelson.

GROSSESSE et ALLAITEMENT  
Grossesse
Chez l'animal, le métronidazole ne s'est pas montré tératogène ou fœtotoxique. Les observations de plusieurs centaines de grossesses exposées au métronidazole au cours du premier trimestre n'ont pas mis en évidence d'effet malformatif particulier. L'étude d'effectifs équivalents de patientes traitées au-delà du premier trimestre ne met pas en évidence d'effet fœtotoxique. En conséquence, la grossesse ne représente pas une contre-indication à l'utilisation du métronidazole en cas de nécessité.

Allaitement
Éviter l'administration du métronidazole pendant l'allaitement, en raison de son passage dans le lait.

EFFETS INDÉSIRABLES  
Rares; cependant, peuvent être observés:
des troubles digestifs bénins: nausées, goût métallique dans la bouche, anorexie, crampes épigastriques, vomissements, diarrhée.
Exceptionnellement:
signes cutanéomuqueux: urticaire, bouffées vasomotrices, prurit, glossite avec sensation de sécheresse de la bouche;
signes neuropsychiques: céphalées, vertiges, confusion mentale, convulsions;
cas de pancréatites réversibles à l'arrêt du traitement.
A forte posologie et/ou en cas de traitement prolongé:
leucopénies, neuropathies sensitives périphériques, qui ont toujours régressé à l'arrêt du traitement.
Par ailleurs, on peut observer une coloration brun rougeâtre des urines, due à la présence de pigments hydrosolubles provenant du métabolisme du produit.

PHARMACODYNAMIE  
Le métronidazole est un anti-infectieux de la famille des nitro-5 imidazolés.
Spectre d'activité antimicrobienne:
Les concentrations critiques séparent les souches sensibles des souches de sensibilité intermédiaire et ces dernières, des résistantes: S = 4 mg/l et R > 4 mg/l.
La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer d'informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d'infections sévères. Ces données ne peuvent apporter qu'une orientation sur les probabilités de la sensibilité d'une souche bactérienne à cet antibiotique.
Lorsque la variabilité de la prévalence de la résistance en France est connue pour une espèce bactérienne, la fréquence de résistance acquise en France (> 10 %; valeurs extrêmes) est indiquée entre parenthèses. Espèces sensibles:
Aérobies à Gram -: Helicobacter pylori (30 %).
Anaérobies: Bacteroides fragilis, bifidobacterium (60 - 70 %), bilophila, clostridium, Clostridium difficile, Clostridium perfringens, eubacterium (20 - 30 %), fusobacterium, peptostreptococcus, prevotella, porphyromonas, veillonella.
Espèces résistantes:
Aérobies à Gram +: actinomyces.
Anaérobies: mobiluncus, Propionibacterium acnes.
Activité antiparasitaire: Entamoeba histolytica, Giardia intestinalis, Trichomonas vaginalis.

PHARMACOCINÉTIQUE  
- Absorption:
Après administration orale, le métronidazole est rapidement absorbé, 80 % au moins en 1 heure. Les pics sériques, obtenus après administration orale, sont similaires à ceux obtenus après administration intraveineuse de doses équivalentes. La biodisponibilité par voie orale est de 100 %. Elle n'est pas significativement modifiée par l'ingestion simultanée de nourriture.

- Distribution:
Environ 1 heure après la prise unique de 500 mg, la concentration sérique maximale atteinte est, en moyenne, de 10 µg/ml.
La demi-vie plasmatique est de 8 à 10 heures.
La liaison aux protéines sanguines est faible: inférieure à 20 %.
Le volume apparent de distribution est important, aux environs de 40 l (soit 0,65 l/kg).
La diffusion est rapide et importante, avec des concentrations proches des taux sériques, dans les poumons, les reins, le foie, la peau, la bile, le LCR, la salive, le liquide séminal, les sécrétions vaginales.
Le métronidazole traverse la barrière placentaire et passe dans le lait maternel.
Biotransformation:
Le métabolisme est essentiellement hépatique. Par oxydation, deux composés principaux sont formés:
le métabolite alcool, métabolite principal, ayant une activité bactéricide sur les bactéries anaérobies d'environ 30 % de celle du métronidazole, et une demi-vie d'élimination d'environ 11 heures;
le métabolite acide, en faible quantité, ayant une activité bactéricide d'environ 5 % de celle du métronidazole.

- Excrétion:
Forte concentration hépatique et biliaire. Faible concentration colique. Faible élimination fécale. Excrétion surtout urinaire puisque le métronidazole et les métabolites oxydés, excrétés dans les urines, représentent environ 35 à 65 % de la dose administrée.

LISTE I
AMM
304 000.0 (1959/83 rév 23.08.2001) cp 250 mg.
 331 155.1 (1988 rév 23.08.2001) 4 cp à 500 mg.
 331 156.8 (1988 rév 23.08.2001) 14 cp à 500 mg.
 313 169.4 (1973/84 rév 23.08.2001) susp buv.
Laboratoire AVENTIS
46, quai de la Rapée. 75601 Paris cdx 12
Standard: Tél: 01 55 71 55 71
Info médic: Tél (n° Vert): 08 00 20 23 03
Fax: 01 55 71 55 55
E-mail: info-doc@aventis.com

Source: Vidal 2003