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Dapsone, oxalate de fer
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FORMES
et PRÉSENTATIONS
Comprimé
sécable (jaune):
Boîte de 100. |
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COMPOSITION
p cp
Dapsone (DCI): 100 mg
Oxalate de fer: 200 mg
Excipients: amidon de blé, stéarate de magnésium. |
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INDICATIONS
Traitement de la lèpre (maladie de Hansen).
Traitement de certaines dermatoses à médiation neutrophilique.
Traitement de la polychondrite atrophiante.
Traitement des dermatoses bulleuses auto-immunes, telles que dermatite
herpétiforme, dermatose bulleuse auto-immune à IgA linéaire,
pemphigoïde des muqueuses...
Lupus bulleux.
Prophylaxie primaire et secondaire de la pneumocystose en cas
d'intolérance au cotrimoxazole.
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant
l'utilisation appropriée des antibactériens. |
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POSOLOGIE
et MODE D'ADMINISTRATION
La posologie est variable en fonction de la pathologie, de l'âge et de
la susceptibilité individuelle.
Chez l'enfant, il ne faut pas dépasser la dose de 2 mg/kg/j.
Chez l'enfant de moins de 6 ans, compte tenu du risque de fausse-route
inhérent à la forme pharmaceutique, les comprimés seront
soigneusement écrasés puis mélangés à un liquide ou à un yaourt.
Lèpre
(maladie de Hansen): Ce médicament ne doit jamais être prescrit seul,
mais en association à d'autres antilépreux:
la rifampicine dans les formes paucibacillaires (index bacillaire
négatif à l'examen microscopique dans tous les prélèvements);
la rifampicine et la clofazimine dans les formes multibacillaires (index
bacillaire = 1+, soit 1 à 10 bacilles ou plus dans 100 champs à
l'examen microscopique des différents prélèvements).
Adulte: la dapsone est habituellement prescrite à la dose de 100 mg
(soit 1 comprimé) par jour. Enfant:
de moins de 10 ans: 25 mg/jour;
de 10 à 14 ans: 50 mg/jour.
Les associations d'antilépreux sont les mêmes que chez l'adulte aux
posologies adaptées à l'enfant.
Dermatoses bulleuses auto-immunes (telles que dermatite herpétiforme et
dermatose auto-immune bulleuse à IgA linéaire), dermatoses à
médiation neutrophilique, notamment syndrome de Sweet, lupus bulleux:
La posologie moyenne est de 100 mg par jour.
Ce traitement sera poursuivi plusieurs années.
Un régime sans gluten sera éventuellement associé au traitement de la
dermatite herpétiforme.
Polychondrite atrophiante: 100 à 300 mg par jour, administrés de
façon prolongée.
Prophylaxie primaire et secondaire de la pneumocystose en cas
d'intolérance au cotrimoxazole:
50 à 100 mg par jour.
Chez les patients intolérants au cotrimoxazole, il existe une
intolérance croisée dans 30 à 40% des cas.
La dapsone peut aussi être utilisée à la dose de 50 mg/j en
association à la pyriméthamine (50 mg/semaine) et à l'acide folinique. |
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CONTRE-INDICATIONS
Absolues:
Hypersensibilité
à l'un des constituants.
Anémie (Hb < 9 g/100 ml).
Méthémoglobinémie.
Relatives:
Insuffisance
hépatique ou rénale.
Déficit en G6PD. |
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MISES
EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI
Il importe de prescrire la dose active la plus faible possible.
La
mise en route du traitement, ainsi que toute modification de posologie,
nécessite une surveillance clinique et biologique attentive:
en
cas de déficit en G6PD ou si la recherche de ce déficit n'a pu être
faite, la posologie doit être progressive;
examen clinique et biologique comprenant au minimum un hémogramme (avec
compte des réticulocytes) chaque semaine pendant le premier mois,
chaque mois pendant les 5 mois suivants puis tous les 3 mois. En cas de
diminution significative du nombre d'hématies, de leucocytes ou de
plaquettes, le traitement doit être arrêté et le malade suivi;
dosage de méthémoglobinémie, 1 fois par semaine pendant le premier
mois. En cas d'augmentation de la méthémoglobinémie (au-dessus de 7%) et/ou d'apparition de manifestations cliniques (cyanose), il convient
en premier lieu de diminuer les doses;
surveillance des fonctions hépatique et rénale, examen clinique, y
compris neurologique et cutané, après 1 mois de traitement et ensuite
tous les 3 mois.
Toute augmentation de dose justifie des contrôles rapprochés.
En cas d'éruption cutanée ou d'augmentation des transaminases,
l'arrêt du traitement doit être envisagé. L'apparition de signes
cliniques évoquant un syndrome d'hypersensibilité médicamenteuse doit
être suivie d'un arrêt immédiat et définitif du traitement.
Chez les patients intolérants au cotrimoxazole, une surveillance accrue
est nécessaire à l'introduction du traitement (possibilité de
réaction croisée).
Ce traitement doit être utilisé avec prudence chez les patients ayant
une surcharge martiale. |
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INTERACTIONS
Interactions médicamenteuses:
Associations
nécessitant des précautions d'emploi:
Didanosine:
diminution de l'absorption digestive de la dapsone en raison de
l'augmentation du pH gastrique (présence d'un antiacide dans le
comprimé de DDI). Prendre la dapsone à distance de la didanosine (plus
de 2 heures, si possible).
Zidovudine: augmentation de la toxicité hématologique (addition
d'effets de toxicité médullaire). Contrôle plus fréquent de
l'hémogramme.
Problèmes particuliers du déséquilibre de l'INR:
De
nombreux cas d'augmentation de l'activité des anticoagulants oraux ont
été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le
contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état
général du patient, apparaissent comme des facteurs de risque. Dans
ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la
pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du
déséquilibre de l'INR. Cependant, certaines classes d'antibiotiques
sont davantage impliquées: il s'agit, notamment, des fluoroquinolones,
des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines
céphalosporines. |
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GROSSESSE
et ALLAITEMENT
Grossesse:
Il
n'y a pas de données fiables de tératogenèse chez l'animal.
En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment
pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou fœtotoxique
de la dapsone lorsqu'elle est administrée pendant la grossesse.
L'absence de données expérimentales et l'insuffisance de données
cliniques conduisent théoriquement à déconseiller l'usage de ce
médicament pendant la grossesse. Cependant, compte tenu de ses
indications, l'utilisation de ce médicament peut être envisagée si
nécessaire.
Allaitement:
La
dapsone passe dans le lait maternel à des concentrations non
négligeables. Si possible, éviter l'allaitement en cas de traitement
par ce médicament. |
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EFFETS
INDÉSIRABLES
Effets fréquemment observés, dose-dépendants:
L'hémolyse
est quasi constante chez les patients recevant Disulone, quelle que soit
la dose, comme en témoignent les dosages en haptoglobine.
L'anémie hémolytique est plus rare et survient pour des posologies
supérieures ou égales à 200 mg/jour et chez les sujets déficients en
G6PD recevant au moins 50 mg/jour.
Méthémoglobinémie: elle doit être recherchée systématiquement au 8
e jour de traitement.
Effets rarement observés, indépendants de la dose:
Manifestations
allergiques:
Le tableau classique est celui d'un syndrome d'hypersensibilité
apparaissant le plus souvent durant les 2 premiers mois de traitement.
Ce syndrome doit être évoqué devant l'apparition d'un ou de plusieurs
symptômes cliniques et biologiques, tels que:
hyperthermie d'apparition brutale, souvent inaugurale, avec tachycardie;
éruption cutanée érythémateuse, maculopapuleuse, souvent
généralisée, parfois prurigineuse; des décollements épidermiques
sont possibles;
polyadénopathie;
atteinte hépatique (hépatite cholestatique, cytolytique ou mixte
potentiellement grave). Des hépatites granulomateuses d'apparition
tardive ont été rapportées;
atteinte hématologique (polynucléose, hyperéosinophilie, anémie
hémolytique, syndrome inflammatoire);
autres atteintes viscérales: pulmonaire (pneumopathie interstitielle),
cardiaque, rénale, digestive (douleurs abdominales), ostéoarticulaire
(arthralgies, myalgies).
Ces manifestations peuvent exceptionnellement survenir en dehors d'un
syndrome d'hypersensibilité.
L'évolution est habituellement favorable à l'arrêt du traitement.
Cependant, des cas mortels par atteinte viscérale ont été rapportés.
Autres
complications hématologiques: agranulocytoses, survenant
essentiellement durant les 3 premiers mois de traitement, macrocytoses
avec ou sans anémie, sulfhémoglobinémie.
Complications neurologiques à type de céphalées, d'irritabilité,
d'état maniaque.
Rares cas de neuropathies axonales (troubles moteurs et/ou sensitifs)
touchant l'extrémité des quatre membres. Ces neuropathies sont
généralement lentement réversibles à l'arrêt du traitement, parfois
définitives.
Troubles digestifs: diarrhées, selles noires, nausées, vomissements.
Autres: hypoalbuminémie, très exceptionnelles atteintes rénales. |
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SURDOSAGE
Les signes cliniques en cas de surdosage sont essentiellement liés à
la survenue d'une méthémoglobinémie (cyanose, dyspnée...) avec
risque de coma en cours d'ingestion massive.
D'autres anomalies hématologiques peuvent être observées à type
d'anémie hémolytique et de sulfhémoglobinémie.
La prise en charge se fera en milieu hospitalier spécialisé.
L'essentiel du traitement repose sur une assistance respiratoire,
vidange gastrique et/ou utilisation de charbon actif, injection de bleu
de méthylène à administrer avec prudence, celui-ci pouvant être
méthémoglobinisant.
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PHARMACODYNAMIE
Antibiotique antibactérien de la famille des sulfones (J:
anti-infectieux; D: dermatologie).
Dérivé sulfoné actif vis-à-vis des infections à bacille de Hansen
et présentant une marge de sécurité satisfaisante. L'adjonction
d'oxalate de fer est destinée à réduire le risque d'anémie
hypochrome lié à l'usage prolongé de la dapsone.
Action sur les fonctions des polynucléaires neutrophiles: inhibition
des fonctions cytotoxiques des polynucléaires et inhibition de
l'activité des lysosomes.
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PHARMACOCINÉTIQUE
L'absorption digestive est presque totale.
Le pic sérique est obtenu en 1 à 3 heures après l'ingestion: il
atteint, après ingestion de 100 mg, 2 µg/ml de sang (dapsone sous
forme libre). Dans le sérum, 50% de la dapsone sont liés aux
protéines.
La demi-vie moyenne est de 28 heures (extrêmes: 10 et 50 heures).
La dapsone diffuse dans tous les liquides biologiques et tous les
tissus, y compris le placenta; elle atteint dans divers tissus des taux
de 2 µg/ml après prise de 100 mg par jour; les concentrations sont
plus élevées dans la peau et les muscles et, surtout, dans le foie et
les reins.
Il existe une acétylation hépatique et un cycle entérohépatique.
L'élimination est essentiellement urinaire (70 à 80%), sous diverses
formes (dapsone inchangée et métabolites).
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CONDITIONS
PARTICULIÈRES DE CONSERVATION
A conserver à une température inférieure à 25 °C.
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LISTE
I
AMM 303 256.1 (1958/98 rév 30.04.2001).
Laboratoire AVENTIS
46, quai de la Rapée. 75601 Paris cdx 12
Standard: Tél: 01 55 71 55 71
Info médic: Tél (n° Vert): 08 00 20 23 03
Fax: 01 55 71 55 55
E-mail: info-doc@aventis.com |
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Source:
Vidal 2003 |
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