Dans un premier temps, la
phagocytose
s'oppose à l'infection parasitaire.
Quand cette action est insuffisante, interviennent alors d'autres
réactions dont l'hyperéosinophilie
définie par un nombre de polynucléaires éosinophiles supérieur à
500/mm3 dans le sang circulant.
L'évolution
dans le temps de l'éosinophilie sanguine lors d'une étiologie
parasitaire est connue sous le nom de la courbe de Lavier.
Cette courbe
est caractérisée par une phase de latence courte qui correspond à l'agression
parasitaire, une ascension rapide qui est en fonction du parasite (Ascaris:
6 semaines, Douves: 1 mois) avec
un pic puis une phase descendante et une stabilisation.
L'hyperéosinophilie peut être de quelques semaines (tænia, ascaris, oxyures), de
quelques mois ou quelques années (helminthes tropicaux, douves) ou
persistante indéfiniment (anguillules).
Elle est modérée dans l'oxyurose et le tæniasis à Tænia saginata,
élevée dans le syndrome de larva migrans viscérale, la trichinose, la
fasciolase ou lors de la fissuration d'un kyste hydatique.
Seuls les helminthes, en effectuent des migrations à travers l'organisme,
provoquent une hyperéosinophilie.
Les protozoaires ne provoquent pas d'éosinophilie sauf la toxoplasmose.
Cristaux de Charcot-Leyden
Leur présence dans les selles en association avec une éosinophilie
sanguine fonde la certitude d'une helminthiase intestinale en incubation ou récentes.
Ces cristaux proviennent des noyaux des leucocytes éosinophiles
éliminés par l'intestin et lysés par la bile au cours de la digestion.
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Cristaux de Charcot-Leyden |