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Le diagnostic parasitaire peut être orienté par l'interrogatoire préliminaire du malade qui permettra de comprendre le contexte épidémiologique de la survenue de la parasitose à savoir le mode de vie rural ou urbain, la profession, les habitudes alimentaires, les contacts avec les animaux domestiques ou d'élevage, les loisirs (jardinage, manipulation de fumier), la notion de voyage dans des zones d'endémie car de nombreuses maladies parasitaires sont inféodées à certaines régions du globe…etc.
Le diagnostic peut être également orienté par les signes cliniques, l'imagerie ou par des examens complémentaires qui révèlent des perturbations biologiques et hématologiques. A titre d'exemple, on peut suspecter une helminthiase devant une hyperéosinophilie, et une ankylostomiase ou une bothriocéphalose devant une anémie.
Le diagnostic parasitaire de certitude est basé sur la mise en évidence directe du parasite, avec ou sans coloration, dans un produit biologique tel que les selles, les urines, le sang, la peau, les expectorations ou les crachats, les sécrétions vaginales, le liquide duodénal, le liquide broncho-alvéolaire, le liquide céphalorachidien, les produits de biopsie ou de ponction, le pus ou les cheveux.
Le diagnostic d'une parasitose peut se faire indirectement par la détection d'anticorps. Ce diagnostic immunologique a tout son intérêt pendant la phase de migration larvaire ou lors des impasses parasitaires. Il complète la recherche directe, parfois aléatoire, du parasite et permet de suivre l'efficacité d'un traitement antiparasitaire.
Lorsque l'examen direct s'avère négatif, la mise en culture du produit biologique sert à mettre en évidence le parasite dont l'identification permettra le diagnostic parasitaire.
Le diagnostic des maladies infectieuses s'est enrichi récemment de la technique de la PCR (pour Polymerase Chain Reaction). Mise au point entre 1983 et 1985 par le biochimiste Kary Mullis (prix Nobel 1993), cette technique d'amplification de l'ADN utilise l'ADN polymérase, une enzyme capable de répliquer rapidement un fragment d'ADN et permet des identifications plus rapides et plus sensibles.
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L'examen parasitologique des selles permet de mettre en évidence les parasites qui colonisent le tube digestif de l'homme.
Avant
l'examen, il faut recommander au malade de suivre pendant deux ou trois
jours, un régime pauvre en résidus (ni fruits, ni légumes verts) et
d'éviter la consommation de foie de bovin, ou d'ovins pouvant apporter
des œufs de transit.
Les selles seront émises au laboratoire, recueillies dans un récipient propre et sec et examinées immédiatement car les trophozoïtes perdent rapidement leur mobilité.
L'examen direct est le seule examen qui permet de garder la vitalité des parasites. Il comprend: un examen macroscopique qui doit être pratiqué systématiquement avant tout examen microscopique. Il permet de noter la couleur, la consistance et la présence de sang, de mucosités de pus ou de certains parasites (anneaux de ténia, oxyures, ascaris...), et un examen microscopique qui met en évidence les kystes et les formes végétatives de protozoaires ainsi que les œufs et les larves d'helminthes.
Un seul examen est sans intérêt car l'émission des kystes est discontinue et la ponte des helminthes est irrégulière. Il est donc important de répéter les examens trois jours consécutifs ou à quelques jours d'intervalle.
Déposer
une goutte d'eau physiologique sur une lame porte objet propre.
Remarques Éviter un excès de selles pour une préparation transparente et un excès d'eau pour ne pas souiller le microscope. L'excès de liquide peut être épongé avec du papier absorbant. Si la selle est liquide, l'ajout d'eau n'est pas nécessaire.
L'eau du robinet est hypotonique et permet donc la lyse de Blastocystis hominis, de Dientamoeba fragilis et de Pseudolimax butchlii alors que les kystes restent intacts.
Les cristaux de Charcot-Leyden en aiguille de boussole évoquent une helminthiase.
Ce test permet de mettre en évidence, dans les plis anaux, les œufs d'oxyures, les embryophores de ténias et parfois les œufs de Schistosoma mansoni.
Appliquer une cellophane adhésive repliée en U sur le fond d'un tube à essais au niveau de la marge anale le matin avant toute toilette intime. Apposer le scotch sur une lame porte objet. Observer au grossissement 100 puis 400.
Cette coloration est facile et extemporanée. Elle permet le diagnostic différentiel des amibes. Elle colore en brun les vacuoles iodophiles et les noyaux.
Observer au microscope au grossissement 100 puis 400.
Durée de conservation: 3 semaines dans un flacon opaque.
Le MIF est un produit conservateur des formes végétatives des protozoaires et qui permet également de colorer les noyaux d'amibes.
Durée de conservation: plusieurs mois.
Durée de conservation: 3 semaines dans un flacon opaque.
Remettre
au malade deux tubes à hémolyse et un agitateur. Prélever à l'aide d'un agitateur un peu de selles Étaler
entre lame et lamelle.
Cette coloration est indispensable pour mettre en évidence les oocystes de Cryptosporidium.
Acide sulfurique à 5%.
Fixer
le frottis mince de fèces par le méthanol.
Cette coloration fluorochromique permet de mettre en évidence les spores des microsporidies dans les selles. C'est une technique d'orientation à l'uvitex 2B200 qui rend la chitine fluorescente aux rayons ultra violets.
L'étalement de selles est fait sur lame à spot de 1.3 cm de diamètre.
Filtration
des selles diluées sur tamis (diamètre des mailles : 50 microns). Observer à l'objectif 100 au microscope à fluorescence équipé d'un dispositif de lumière photonique (filtre d'excitation = 355 à 425 nm, filtre de suppression ou d'émission = 460 nm)
Remarques Toute la coloration doit être effectuée à l'abri de la lumière. Lors de la lecture, une exposition sous lumière photonique est nécessaire: les bactéries deviennent réfringentes, alors que les spores de microsporidies deviennent invisibles ou floues.
Cette coloration trichromique est utilisée pour la recherche des microsporidies dans des biopsies ou des selles. Elle permet de confirmer la technique précédente de Van Gool.
Éthanol à 95°
A partir d'un culot de selles concentré par la technique de Ritchie, filtrer le mélange selles-formol à 10% sur filtre à 50 microns. Ajouter l'éther au 1/3 et agiter. Centrifuger, jeter le surnageant. Reprendre le culot dans du PBS et agiter. Déposer
10 microlitres de suspension de selles sur une lame.
Les
spores sont colorées en rouge ou rouge fuchsia sur fond vert, de forme
ovoïde avec une vacuole excentrée. Pour les biopsies, réaliser des empreintes sur des lames.
Ces techniques permettent de concentrer les éléments parasitaires trop rares pour être décelés à l'examen direct.
La concentration est obtenue en combinant la sédimentation par centrifugation et l'élimination des résidus de la digestion par l'action dissolvante de l'éther éthylique.
Elle permet de mettre en évidence les œufs d'helminthes et consiste à examiner un étalement épais de matières fécales après l'action d'une solution éclaircissante.
Découper
des rectangles de cellophane de 2 x 5 cm et les immerger pendant au
moins 24 heures dans la solution éclaircissante.
Elle repose sur l'hygrotropisme et le thermotropisme positifs des larves rhabditoïdes d'anguillules.
Monter
sur un entonnoir un embout de caoutchouc fermé par une pince.
Cette technique utilise la propriété que possèdent certains œufs d'helminthes de flotter à la surface et d'adhérer au verre.
Délayer
1 à 2 g de selles dans 20 ml d'une solution saturée de NaCl à
25% puis tamiser. Dépose
une lamelle à la surface du tube.
Cette technique utilise une solution de sulfate de zinc à 33%.
Observer au microscope au grossissement 100 puis 400.
Elle
utilise une solution d'iodomercurate de potassium.
Délayer
3 à 5 g de selles dans 20 ml de la solution d'iodomercurate. Observer au microscope au grossissement 100 puis 400.
Remarque
La
coproculture des protozoaires nécessite des milieux spéciaux tel que
le milieu diphasique pour culture de protozoaires de l'Institut Pasteur.
Inoculer
le fond du tube avec une petite parcelle de matières fécales.
Pour
les helminthes, la coproculture est employée pour le diagnostic de
l'anguillulose lorsque les techniques d'enrichissement ne donnent pas de
résultats.
En
boîte de Pétri En
tube 2
à 3 jours après la mise en culture, recherchées les larves dans l'eau
après centrifugation.
La
méthode de Mac Master est une méthode quantitative basée sur le
principe de la flottation. Elle nécessite l'utilisation d'une lame de Mac Master qui est composée de deux compartiments adjacents ayant un volume de 0,15 ml chacun et séparés par une cloison. Le plafond de chaque compartiment est divisée en 6 cellules de 1,7 mm de largeur.
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Homogénéiser le prélèvement au moyen d'un mortier et d'un pilon.
Calcul
du nombre d'oeufs par gramme de fèces (OPG) Il
est conseillé de compter les deux compartiments, le facteur de
multiplication sera alors de 50.
Afin
d'obtenir un résultat statistiquement significatif, il est recommandé
de pratiquer plusieurs lectures de lames et d'en effectuer la moyenne. Limites
de la technique
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Cet examen permet de mettre en évidence les œufs de Schistosoma hæmatobium, les formes végétatives de Trichomonas vaginalis et, plus rarement, les microfilaires.
La recherche des œufs de Schistosoma hæmatobium s'effectue dans les urines émises le matin, sur la totalité des urines de la journée, ou après un effort (marche, sautillements sur place, flexions) en forçant en fin de miction afin de détacher les œufs de la muqueuse vésicale.
Laisser
sédimenter les urines.
Agiter
le flacon de prélèvement.
Lorsque l'examen est différé, les urines doivent être conservées en ajoutant 5 ml d'un liquide conservateur.
La recherche des œufs de Schistosoma hæmatobium peut également se faire par filtration des urines. Mettre
l'urine dans une seringue de 50 ml.
Les
œufs éliminés par les urines peuvent être vivants, morts, ou
calcifiés.
Le culot est placé dans un récipient contenant de l'eau. L'éclosion
des œufs et la libération des miracidies s'effectue à une
température entre 28- 30°C.
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